Pro corrigendis moribus régis. Beiitold., 10G4. i
l'Église par suite de promotions scandaleuses dans répiscopat.
crégoirevii Pendant les fêtes de Noël de cette même année lait prisonnier 1075, Grégoirc VII, saisî à Tautel par un seigneur les impérialistes, du parti impérialiste, nommé Cencius, futblessé et traîné en prison, mais presque aussitôt délivré par le peuple romain^. C'était, de la part d'Henri IV, une violation de toutes les promesses faites au pape. Grégoire, après d'inutiles remontrances % dut, comme l'avaitdéjàfaitson prédécesseur Alexandre II, citer Henri IV à comparaître devant le Saint-Siège, pour sejustifier des crimes qui lui étaientreprochés. Mais le roi, au lieu d'obéir à la sommation, fit assembler un conciliabule à VVorms (28 janvier 1076) où la déposition du pontife fut prononcée.
Cette sentence ayani été notifiée en plein synode au pape et au clergé de Rome, Grégoire, dans la même séance, se décida à excommunier le roi et à prononcer la sentence de déposition, qui était la conséquence de l'excommunication (février 1076). A cette nouvelle, les princes allemands s'assemblent à Tribur (octobre 1076) et déclarent qu'ils éliront un autre roi, si Henri ne se fait absoudre dans le délai fixé. L'autorité royale devait être sus-
i. Voir pour les détails de ce curieux épisode Paui,. BERxniEn., c. 45 à 67, et Beutiiold., ami. 107G. — M. Villemain en a publié dans la Revue (les Deux-Mondes le récit exact et éloquent. C'est le seul fragment que le public connaisse de la future bistoire de Grégoire VII par l'éminent écrivain.
MOhNE ET PAPE. 509
pendue jusque-là^ et une nouvelle assemblée, convoquée à Augsbourg pou rie jour de la Puiificalion del'annéesuivante, sous la présidence du pape, était appelée à prononcer définitivement sur les accusations intentées contre le roi, Henri accepta ces conditions; mais, passant à l'improviste en Italie, il courut trouver lepapeàCanosse (28 janvier 1077), implora l'absolution et l'obtint', promettant de se soumettre au jugement des princes et du souverain pontife, de congédier les évéques simoniaques et de renoncer à toute violence ultérieure. Mais à peine absous, le roi se laisse entraîner parles excitations des évêques lombards, manque de nouveau à sa parole, fait emprisonner les deux légats du pape (Anselme, de Lucques, et Géraud, d'Ostie), et reprend le plein exercice de l'autorité royale en Italie aussi bien qu'en Allemagne. Les princes du pays, saisis d'indignation, élisent alors pour roi Rodolpbe duc de Souabe, à la diète de Forcbheim (7 avril 1077).
Pendant trois années d'une lutte sanglante entre Henri et Piodolphe, le pape refusa de se prononcer et recommanda constamment aux deux partis de cesser les liostilités. Mais, en 1080 (7 mars), après avoir en vain attendu de Henri la réparation de