Ep. II
9. Notre assertion a été admise à divers degrés par les protestants (Léo, Ilandbuch, p. 118; — Bowden, t. I, p. 336, et surtout Lcden, I\, 563). Elle sera confirmée par ce que nous dirons plus tard sur la fondation et l'affranchissement du royaume de Portugal au temps de failli Bernard.
suprématie générale sur toutes les couronnes. Il est vrai que, pour punir Boleslas le Cruel d'avoir fait couper en morceaux saint Stanislas, évêquè deCracovie, qui s'était permis de résister au tyran, Grégoire détrôna ce dernier et dépouilla la Pologne du litre* de royaume; mais cette sentence, contre laquelle personne ne s'éleva, et qui débarrassa les Polonais d'un monstre, n'était-elle pas fondée sur les conditions mêmes de la dignité royale dans un pays dont les souverains avaient naguère sollicité et obtenu du saint-siége le titre de rois? En revanche, le pape protégea la souveraineté naissante de la Russie, qui était alors catholique, contre les envahissements des Polonais % et il accorda au fils de Démé- Irius, roi des Russes, avec le consentement exprès de celui-ci, la faveur détenir son royaumedu saintsiége, comme un don de saint Pierre^. Ayant conféré à un autre Démétrius, duc des Slaves de Croatie et de Dalmatie, le titre de roi, Grégoire veilla sur cette nouvelle nationalité avec un soin jaloux. Voici dans quels termes il écrivait à un seigneur du pays, qui, après avoir juré fidélité à saint Pierre, avait néanmoins pris les armes contre le nouveau . roi : «Nous avertissons Votre Noblesse et nous vous