‹ Les Moines d'occident depuis Benoit jusqu' à saint Bernard (volume 2)Chapitre 183 sur 196 · Leyes redde tuis ablataque patria jura · texte numérisé non relu

Leyes redde tuis ablataque patria jura

Carmen de bell. Saxonico, ap. Goldast., p. 21.

2. In castella quœad eversionein Saxoiiiêe pcr bingulos montes collesque extruxerat, dirui juberet. Laiiukut, ann. 1073, ap. Pertz, V, 196.

5. Ut vilissimos homines quorum consilio seque remquo publicam praecipitem dedissef, de palatio ejiceret... ut ubdicato yr>'ge concubinarum quibus contra scita canonum attrito l'rontis rubor^ incubabat, rc^^inam,... coiijugali loco babcret. Ibid.

iioi.NEs d'occ vi, 39

6i0 SAINT GRÉGOIRE VII,

« communion avec un homme traître à la foi a chrétienne par ses crimes. Que si l'on prétend « nous réduire par la force, nous nous souviendrons « que nous avons des armes et que nous savons « nous battre \ »

Sur le refus d'Henri IV, les Saxons indignés jurèrent tous de défendre, tant qu'il leur resterait un souffle de vie, leurs lois, leur liberté et leur patrie^; puis, ils reprirent les armes, sans jamais se décourager, malgré toutes les vicissitudes d'une lutte qui leur valut autant et plus de défaites que de succès. Les paysans, armés de leurs instruments de labour, de leurs faux et de leurs pioches, venaient se ranger sous la bannière des prélats et des seigneurs, et, ainsi que le rapporte l'un des apologistes de Henri, on voyait les comtes marcher à l'ennemi, suivis de pâtres et de laboureurs qui sortaient en foule des villages ;

I.Si ita facerct, se promptissimo animo ci sicut hactcnus servituros, eo tamen modo, quo ingenuos homines atque in libero animo natos régi scrvirc oporteret; sin autem, christianos se esse, necvelle hominis qui lidem christianani capitalibus flagitiis prodidisset, communione maculari. Quod si armis cogère instituisset, sibi quoque nec arma déesse, ncc militaris rei peritiani Ibid.

2. Singillatim juraverunt.... Episcopi ut quantum salvo ordine suo posscnt, totis viribus ccclesiarum suarum neenon et totius Saxonia; libcrtatem contra omnes homines defonderent. Laicivcro, ut quamdiu \ivercnt libertatcm suam non amittcrcnt, terramquc suam nullam dcinceps violenter prsedari permitterent. Bruno, 1. c , p. 558. — Respondorunt... sacramcnto se obstrictos esse, ut, quamdiu sibi vitalis caloris ullima scintilla supcrvivat, pro liberlate, pro legibus, pro patria sua indefessi dimicent, Lambeut, ann. 1074, 1. c, p. 208.

on voyait les chevaliers courir au combat, côte à côte avec des boulangers, des bouchers et des forgerons de GoslarS empresses d'entrer en lutte contre l'oppresseur de rAllemagne, lequel, suivi de mercenaires bohèmes et autres, employait des chiens à découvrir les retraites des insurgés, qu'il traquait comme des bétes fauves". La noblesse ne négligeait rien pour entretenir le feu sacré dans leurs âmes :

« Braves Saxons, disaient les seigneurs du pays, « ne subissez pas le joug de la servitude ; ne souf- « frez pas que votre libre patrimoine soit réduit au

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