Goslaria currunt i)aiiter juvenesque seiiesque
Sutores, fabri, pislores, cai'niliccsque Militibus comités ibantin bella ruentcs.... Indiscreta ruunt e cunctis agmina villis, Ruslicus abjecto quivis discedit aratro... Pastores pecorum custodes atque domorum.... Omnis conditio bellum cupit, omnis et ordo, Maxima pai's pedes ivit...
Talcs militibus comités in bella ruebant.... Omnes agricolse, fractis agrestibus armis, Arma parant belli, durisque ligonibus enses Gonflant ancipites, curvis e falcibus hastis Spicula prœfigunt, pars aptat scuta sinistris Levia, pars lerro galeas imitatur équestres, Pars triplici philtre ; fustes ad prselia qucrnos Millia multa parant, plumbo, fenx>que gi*uvabant : Mille modis acies ad bellum armanlur agrestes.
Carmen de bello Saxon. Ap. Goldast, Apologia pro Ilenrico IV, p. 25, '29, 55.
% Vis et odora canum nonnullis commoda rerum Monsti'at, in obscuris penitus defossa cavernis.
Ibid.
c( rang de domaines tributaires. Ne désespérez pas « de la miséricorde de Dieu. Nous sommes prêts à « combattre pour vous et pour les vôtres jusqu'à la « mort. Brisez le joug de la tyrannie, et levez vers « le ciel vos têtes qu'aucun tyran, s'il plaît à Dieu, « ne fera jamais plier. Refusez d'injustes impôts, a et gardez en toute liberté vos héritages tels que f( vos pères vous les ont légués ^ »
Cette belliqueuse ligue de toutes les classes d'une nation contre un si puissant ennemi, a excité l'admiration de plusieurs écrivains protestants d'outre-Rhin : dans l'histoire moderne de leur pays, ils n'ont trouvé de comparable au mouvement national du onzième siècle contre la tyrannie impériale, que la grande lutte dont l'Allemagne fut le théâtre lorsqu'elle se leva pour secouer le joug odieux de Napoléon P'" ^ Quoi qu'il en soit, si l'on veut porter un jugement tout à fait équitable sur les événements du règne d'Henri lY, il est indispensable d'en recueillir les détails dans les historiens du temps, et particulièrement dans le moine Lambert d'Aschaffenburg ou dans Bruno de Mersebourg. Il faudrait plaindre l'homme qui pourrait
l.Kolite, optimi Saxones, nolite servitutis juga reciperc ; nolite hereditatcm] vestram tributariam faccrc... Ecce nos... pro vobis et vestris pugnaturi quamdiu vivimus. Erigito ergo cerviccm, jugo servitutis excusso, liberam; nunquam post hac servitute premendam, adjuvante Deo. Retinete manns a tribulis solvendis... Bnuxo, De bello Sax., c. 8i-85.