‹ Les Moines d'occident depuis Benoit jusqu' à saint Bernard (volume 2)Chapitre 40 sur 196 · IbicL, p · texte numérisé non relu

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3. Par exemple en 1089, lors d'un procès entre les moines de Redon et les chapelains du fkic de Bretagne : Tune episcopi simiil cum abbatibus qui illic aderani, et optimales, et milites, ruricolœ nec non et burgensea, et etiam ipsi judices, une ore conclamaverunt raonacliorum causam esse justam, clericorum vero injustam. — Dans l'acte de fondation de l'abbaye de Rillô, en H 50, on voit le sire de Fougères convoquer, avec le clergé de ses terres, maximam parteni baronum .suorum, burgensiuvi et rusticorum. Ces deux actes sont ci-

Con'luile (les moines

au

parlement

d'Angleterre.

(lant longtemps les abbés formèrent la majorité du parlement anglais : c'est grâce à eux que pul s'établir et s'enraciner la constitution la plus sage et la |)lus durable que le monde ait connue. On a vu le moine Iledda présider, en qualité d'évêque de Wincbester, à la confection d'un code protecteur des laboureurs et des indigents. Dans ce code, promulgué en 692 par le roi anglo-saxon Ina, avec le concours de sa noblesse, il était expressément stipulé que les serfs forcés par leurs maîtres de travailler le dimancbe seraient immédiatement affranchis.

Nous empruntons à l'un des plus savants invesligateursdes origines britanniques le témoignage suivant : «Quoique les prélats anglais aient souvent « tenté d'étendre leurs privilèges au delà des bornes « convenables, cependant l'existence d'un ordre in- « vesti de franchises que les rois ne peuvent ence freindre, est en soi une garantie directe et effi- « cace des droits des autres classes de la commu- « nauté. Quelque puissants qu'aient été les nobles, « il est fort douteux qu'ils eussent pu se maintenir « contre la royauté, s'ils avaient été privés de l'appui « des évêques et des abbés, placés au premier rang « des pairs de la monarchie. La mitre a résisté à « bien des coups qui eussent brisé le heaume, et la « crosse a tenu en respect plus d'ennemis que la

tés dans l'excellente ///s/o/re des peuples bretons, y^av M. Aurolicn de Courson, t. Il, p. 218.

'.' lance. Cest donc à ces prélats que nous devons yj <( principalement le maintien des formes et de Ves- « prit d\in gouvernement libre, garanti non par la <( force, mais par la loi ; et l'autel a été ainsi la <( pierre angulaire de notre ancienne constitu- « tion^ » Or, il ne faut point oublier qu'en Angle- (erre, jusque dans le douzième siècle, non-seulement les abbés qui siégeaient au parlement, mais <Micore le primat et presque tous les évêques, étaient moines et élus par des moines.

I. Sir Francis Palgrave, Hist. of England, 1851, Anglo-Saxon Perioit, p. 70. — C'est, néanmoins, ce même auteur qui déclare ne s'exljli(iucr les austérités de la jeunesse de saint Dunstan qu'en le supposant atteint de folie.

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