‹ Les Moines d'occident depuis Benoit jusqu' à saint Bernard (volume 2)Chapitre 45 sur 196 · Gkhbeuti llisl. îslgr. Sllid · texte numérisé non relu

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au

siècle.

les livres, achetés à haut prix, ou transcrits avec le plus grand soin, étaient regardés comme les perles les plus précieuses du monastère \ « Voilà, » disait le chroniqueur de Tabbaye, faisant, avec un naïf orgueil, le compte des volumes qu'elle renfermait, « voilà les richesses du cloître, voilà les « trésors de la vie céleste, qui engraissent l'âme « par leur suave abondance ; voilà comment nous « accomplissons Texcellent précepte : Aimez la « science des Ecritures, et vous n'aimerez pas les

« vices*. »

piincjpnnx Si nous voulious énumérer les principaux centres

dJs^ciù'cies d'études en ce siècle, il faudrait nommer presque

onzième toutcs Ics grandes abbayes dont nous avons cité les fondateurs, car la plupart formaient, dès lors, de vastes maisons d'étude, non moins fréquentées par les enfants des serfs et des pauvres que par ceux delà noblesse et des hommes libres ^ Dès le milieu

1. Jam quod ingenti studio fuit quœsitum, profertur magnse scientix prœcipiium margarilum, reparantur libri, conscribuntur necduni conscripti. Educantur pueri, dispertiuntu r sapientise. CZ/ro/j. Cenlul., lib. IV, cl, in d'Achery, Spicikg., t. IL II y avait dans cette abbaye, dès l'an 831, deux cent cinquante-six volumes renfermant cinq cents ouvrages.

2. Hse ergo divitise claustrales, lue sunt opulentiœ cœlestis vitœ, dulcedine animam saginantes, per quas in Centulensibus impleta est illa salubris sententia : Ama scientiam Scripturarum, et vitia non amabis. Ibld., 111, c. 5; Spiclleg., H, p. 5L1.

3. Et non solum servilis conditionis infantes, sedetiamingcnuorum filios adgregent sibique socient... Cnpit. d' Aix-la-Chapelle de l'an 789, ap. Baiiize, cité par M. Mignet. Nous reviendrons ailleurs sur cette éducation des laïques au sein des monastères.

du siècle précédent, un concile de Mayence avait ordonné que tous les enfants seraient conduits, soit aux écoles des monastères, soit à celles de leurs prêtres, pour y apprendre les rudiments de la foi et l'oraison dominicale dans leur langue maternelle ^ Ce n'était donc pas seulement aux futurs habitants du cloître, mais à tous les enfants chrétiens, en général, que les moines ouvraient leurs portes et accordaient le bienfait de l'instruction. Aussi, l'histoire considère- t-elle le monastère comme une école ^ dont l'importance varie avec celle du couvent, où les sciences et les lettres profanes sont enseignées, aussi bien que la théologie, et où l'on étudie, en même temps que le latin, l'hébreu, le grec et l'arabe. Parmi les plus renommées de ces écoles, on citait au premier rang à l'étranger : le Mont-Gassin, Saint-Maxim in de Trêves, Saint- Alban de Mayence, Prum, Fulda, Saint-Gall, Hirschau, Gandersheim où la religieuse Hrosvitha composait ses drames célèbres, Reichenau où saint Wof-

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