Hlrter, t. VI, p
2. Erat autem liis temporibus... Iiœc consucludo celeberrima uL scholtc monacliorum in singulis fere cœnobiis liaberentur, quibus non seculares homines, sed monachi moribus et cruditione prseficiebantur nominatissimi, qui non solum in divinis Scripturis docti essent, verum etiam in mathemalica, astronomia, aritiimetica, geometria, musica, rhetorica, poesi, et in ceteris omnibus sœcularibu.s litteratunc scientiis eruditissimi. Ex his mulli non solum iu romaïui lingua docti erant, sed etiam in hebraica, gncca et arabica peritissiini. quod ex eorum opusculis facile dignoscilnr. Tiutkmius, Chron. llirftaug., anno 800.
152 L'Ér.MSE KT LA FÉODALITÉ.
gang se préparait l\ devenir l'apôlre de la Hongrie^ ; en France : Fleury, Gorze, Corbie, Saint-Denis, Saint-Martin de Tours, Saint-Bénigne de Dijon, Saint-Vincent de ïoul, Saint-(îermain des Prés, Luxeuil sous les abbés Adson et Constance, Aurillac où se forma le futur pape Gerbert, et surtout Saint- Remy de Reims, où Flodoard et Richer écrivirent les annales de leurs pays et de leur siècle. La renommée de l'abbaye de Fleury s'étendait au loin, et les moines qui s'y formaient à la science et à la piété, auprès du tombeau de saint Benoît, y avaient créé un foyer de lumière où devaient venir s'éclairer, plus tard, les futurs régénérateurs des études et de la régularité monastique en Angleterre*.
Saint-Pierre de Gand était presque à la bauteur de Fleury: les religieux de ces grandes maisons déclaraient qu'ils y trouvaient tout réuni, le repos, le bon-
1. Lbi tune in Germanise partibus maxime poUebat acholare studium. Othlonis Vila S. Wuffgangi, c 5, ap. Pehtz, Script., t. IL p. 522. Celte vie renferme en outre des détails curieux sur les études littéraires et philologiques, auxquelles se livrait la jeune noblesse, même en dehors des monastères. Y. ch. 4 et 5. Cum autem quadani die in Martiano de nuptiis Mercurii et Lhilologiœ legeret llenricus, eximia Francorum Suevorumque prosapia genilus, etc. On voit ce même ouvrage de Wartianus cité comme faisant partie de la bibliothèque de Saint-Gall au neuvième siècle. Rappeuti, de Casibus S. Galli. c. 10.
2. Nous dépasserions les limites qui nous sont assignées, en citant, d'après les écrivains originaux, les preuves de la grandeur scientifKiue de toutes ces maisons. On en trouvera plusieurs réunies dans les notes de la Vie du B. Lanfranc, p. 50 de lédilion de ses œuvres, publiée par d'Achery, en 1048.
lieur, réliuie, l'éclat de leui' ordre et lesalul^ Tous les saints abbés, tous les moines devenus évéques, ot dont les noms retentissent dans les annales contemporaines, veillaient avec une sollicitude infati- <>able à la culture des lettres dans leurs monastères-; les qualités qui déterminaient le cboix des supérieurs, particulièrement le savoir personnel, prenaient rang parmi les vertus les plus méritoires : le gouvernement des écoles semblait une l)rancbe essentielle du gouvernement des ames\
Ce zèle fécond des moines pour la science ne se concentrait pas dans l'enceinte des monastères ; il y avait dans les palais des rois d'Allemagne et de France des écoles tenues par des religieux*. Les évéques sortis de l'Ordre Monastique continuaient, dans leurs diocèses, la pratique de l'enseignement public\ Quand un religieux célèbre par son savoir, comme Gerbert, ouvrait une école, une armée de
1. llinc veterum cœnobitaruiu frequens erat istud keleusma : c\ scholis oiniiis iiostra salus, omnis lelicitas, diviliaî oiruies, acoidiiii> .splendor constansve stabilitas. Ziegelbauek, Hisl. rei lill. 0. S. B.. 1 , 05.
'1. IWcHbit., \. 111, 4ti. Mabillon, it^ Sanctor. 0. B.,t. VII, et Ami. JJeiied., t. II et 111, passim.
5. Posuit .\bbonem... morum sanclitate prieciarum, litteraruiii, scientia excellcnter instructum, qui inonachos doceret, scholas icgeret, et lin disciplina regulari et scientia litlerali prodessct. Vi/a .S. Oswaldi, c. 10, in Acr. SS. 0. B., t. VII, p. 711.