‹ Les Moines d'occident depuis Benoit jusqu' à saint Bernard (volume 2)Chapitre 51 sur 196 · Fratres lielleiiici. Cod. Ms., 381, p. 9. Ibid., p · texte numérisé non relu

Fratres lielleiiici. Cod. Ms., 381, p. 9. Ibid., p

G. Il lui avait exprimé en vers l'embarras causé par le baiser que la savante duchesse lui avait donné. Ekk., in Casib., c. 10. Il fut élu ahhé en 1001.

MOINES d'oCC. VI. 11

102 I/KGLISE ET LA KKODALITK.

avait appris le lalin du doyen de Saint-Gall, Ekkehard 1, avec lequel elle expliquait Virgile. Quant à Ekkehard III, à Notker Labeo et à Ekkehard IV, ils lisaient Homère, faisaient des vers grecs \ et, dans la dialectique, prenaient pour guide Platon aussi bien qu'Aristote".

La principale étude des moines était, comme on doit le penser, celle de l'Ecriture sainte. En examinant, même sans les approfondir, les monuments de ces siècles que l'hérésie a osé représenter €omme étrangers à la connaissance des livres saints, il est facile de se convaincre que non-seulement les ecclésiastiques, c'est-à-dire les savants de profession, possédaient à fond les saintes Ecritures, mais encore que les laïques, les princes, les hommes de guerre, le pauvre peuple lui-même, les savaient à peu près par cœur et comprenaient parfaitement les citations, les allusions sans nombre qui remplissaient les conversations, les correspondances, les diplômes, les actes écrits, les récits historiques et les sermons de celte époque.

Lorsqu'on ouvre un volume quelconque des docleurs ou des historiens du moyen âge, et qu'on songe qu'il a été possible défaire croire, jusqu'à nos Jours, à une portion notable du genre humain, que la connaissance de la Bible était systématiquement

Page 1