Advers. oppiignatorrs vit. nwnasticœ, lib. IH
4. InfaïUuni usque ad quintum dccimum ïctatis annum, disciplina)
I6C L'ÉGLtSE ET LA FÉODALITÉ,
donné des levons aux fils des nobles romains*. J.es règles les plus anciennes, celles déjà citées de saint Basile^ du moine appelé Le Maître, de Grimlaïcus et aulr<3S, renfermaient des dispositions analogues ^ Sous les mérovingiens, dès qu'une abbaye était fondée, soit en France, soit en Belgique, de nouveaux convertis y venaient en foule supplier les religieux d'initier leurs enfants à l'étude des sciences et des belles-lettres. C'était un usage constant que tous les monastères reçussent des écoliers venant de toute part « comme des « abeilles à la luche" ».
Les décrets rendus par le moine Lanfranc, aiclievêque de Cantorbéry, pour réorganiser les abbayes d'Angleterre, après la conquête, contiennent les prescriptions les plus minutieuses sur l'éducation des élèves ricbes et pauvres, qui devaient
dilij>entia sit et ciislodia ab oimiibus ; sed et hoc cum omni mensuia et ratione. Cap. 70. Voir d'autres passages analogues aux chapitres 30, 37, 45 et 63 de la Règle.
1. Cœpere ad eum Romio uibis nobiles et religiosi concurrerc, suosque filios oiiinipotenti Deo nutriendos dare. S. Gueg. Magn., ])ial. I, 5. — Saint Maur et saint Placide, ses premiers disciples, étaient issus des premières familles de Rome. Cf. Wabillox, Traite (les études monastiques, p. (>.').