Ep. III
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« loi qui es ma joie, mon espérance, mon refuge. « Mon ame sans loi esl une lerre sans eau; c'est « pourquoi je (ends vers loi mes mains suppliante tes, pour que lu daignes la ranimer par la douce « rosée de ton cœur \ »
La réponse d'Anselme, quoique négative % procura la plus vive joie à la reine : « Tes paroles, « lui écrivail-elle, ont chassé le nuage de tristesse « qui m'entourait, comme les rayons du matin chas- « sent les ombres de la nuit. Je baise cette lettre « de mon père, je la serre, aularit que je puis, « contre mon cœur, je relis et je médite sans cesse « cette chère écriture qui me parle en secret et qui « promet le retour du père à la fille, du seigneur « à l'esclave, du berger à la brebis". »
Le pontife septuagénaire recevait aussi des let-
1. Veiii, Domine, et visita servarn tuam; veni.... lacrymas abi-tcrgo, .. Flccte, bonc Domine, pie Pater.... et feneum pace tua dixeriin pectus amolli.... Inveni viam qua nec tu pastor.... nec reg^iac majestatis jura solv.-intur. ... Veniat ad filiam patcr, ad ancillam dominu.s.... Improbe loquar : limeo ne mihi etiam in illa terra vivcnlium et lîctantium omnis exultandi praîcidatur occasio. Ep. III, 95.