‹ Les Moines d'occident depuis Benoit jusqu' à saint Bernard (volume 3)Chapitre 104 sur 267 · le pense que cette réponse est l'épltre 107 du I. n · texte numérisé non relu

le pense que cette réponse est l'épltre 107 du I. n

Z. Tristitiie nebulis expulsis.... tanquam novœ lucis radius. Cliartulam.... loco patris amplector, siiiu fovco, cordi quoad possum propiîis adinoveo.... Ea namquo fréquenter sccroloque consulens spon- (lot liliie rcditum patris, ancilhe domini, ovi pasioris. £/?. III, 9C. Kllc ajoute que son mari est moins irrite qu'on ne le dit, et qu'elle fera de son mieux pour l'adoucir encore, .\nselme lui répond que Dieu ne rend pas la femme responsable des iniquités de son mari. f^p. III, 97. Voir encore les lettres également tendres de la reine. Kp. III, il9; IV, 74, 70.

très du roi, mais d'une teneur moins tendre et qui lui valurent la réponse suivante :

Réponse « Votre lettre témoigne de votre amitié et me dit

d'AnsoIme

aux « que si je voulais être avec vous comme Lanfranc

leltros du roi.

« était avec votre père, vous m'aimeriez plus volon- « tiers que tout autre mortel en votre royaume. « Pour ce qui est de votre amitié, je vous en rends « grâce ; mais, en ce qui concerne votre pèreetLan- « franc, je réponds que ni dans mon baptême ni « dans aucune de mes ordinations, je n'ai promis « d'obéir aux lois du Lanfranc ou de votre père; « c'estàlaloi de Dieu, c'est aux préceptes divins que « je dois soumission. Certes, j'aimerais mieux vous « servir qu'aucun autre prince mortel. Mais à aucun « prix je ne veux renier la loi de Dieu. Et de plus, « je ne puis ni ne dois vous taire que Dieu vous de- « mandera compte non-seulement de la royauté, « mais encore de la primatie d'Angleterre. Ce dou- . « ble fardeau vous écrasera. Il n'y a pas d'bomme « au monde à qui il convienne mieux qu'à un roi « d'obéir à la loi de Dieu, car il n'y en a pas qui « court plus de danger à s'y dérober. Ce n'est pas « moi, c'est l'Ecriture sainte qui dit : Potentes po- « tenter tormenta patientur, et fortiorîbus fortior « imlat cruciatiis. Je ne vois dans votre lettre « qu'une temporisation qui ne convient ni à votre « votre âme ni à l'Eglise de Dieu. Si vous différez « encore, moi qui défends non pas ma cause, mais « celle que Dieu m'a confiée, je n'oserai plus différer

« (.ren appeler au Seigneur. ]Se me forcez done pas à « (lire malgré moi à Dieu : Lève-loi, et juge la « propre cause ^ »

Celait la première lois que le doux Anselme parlait ainsi. On était en avril 1 105. Le pape s'était borné jusqu'alors à excommunier le comte de Meulan, le principal ministre du roi\ Anselme vit bien qu'il n'avait pas à espérer de mesures plus décisives de ce côté\ Les rois de France, Philippe et son fils Louis, qui avait été associé à la royauté paternelle en 1099, l'archevêque de Reims, Manassès, invitaient l'archevêque, de la façon la plus affectueuse, à venir en France*. Il partit doncdeLyon pour se rendre à Reims. Arrivé à la Charité sur Loire, il apprit la maladie grave d'Adèle, comtesse de Blois %

1. De amicitia et de bona volmitale gratias ago..,. Respondeo quod neque in bapfismo, ncque in aliqua ordinalione mea promisi me servaturum Icgem vel consuctudinem patris vestri vel Lanfranci, sed legein Dei et omnium ordinum quos suscepi.... NuUi homini magis expedit quaiii rrgi se subdere legi Dei, et nuilus periculosius se subtraliit a lege ejus.... Exurge, Deus, juclica causam tuam. Ep. III, '95.

Les lois de Lanfranc ! C'est ainsi qu'on dit, de nos jours, les doctrines de Dossiiet. Comme on le voit, les ennemis de l'Église ne changent guère de système : les conquérants normands cherchaient, comme font les légistes gallicans, à s'armer de l'autorité individuelle et lonjours mal interprétée d'un docteur contre l'autorité générale et perpétuelle du chef de l'Église. Anselme ne s'y trompait pas.

2. Au concile de Latran. Y. sa lettre, du 20 mars, à Anselme. 5. Eadmcr, 70.

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