‹ Les Moines d'occident depuis Benoit jusqu' à saint Bernard (volume 3)Chapitre 135 sur 267 · pAcr, adann. 1104, c · texte numérisé non relu

pAcr, adann. 1104, c

3. Chron. hist. Trevir. in Spicileg., 2, 12, et Conc. Coletti, t. XII, p. 1113.

son chapelain, et à qui il imposa, en 1 102, l'évêché deBamberg, malgré sa violente résistance. CetOtton redoutait la responsabilité de l'investiture laïque, et il ne fut pas plus tôt installé à Bamberg, où il entra pieds nus, marchant sur la neige et la glace\ qu'il courut à Rome, et là, déposant aux pieds du pape la crosse et l'anneau, il lui exposa l'affaire, lui demanda pardon de son imprudence ou de son erreur, et s'engagea d'avance à se soumettre au châtiment canonique \ Le pape non-seulement lui fit grâce, mais voulut le sacrer lui-même"; puis il le renvoya dans son diocèse, comme un ministre dévoué du saint-siége*. Ces défections ecclésiastiques n'étaient que les avant-coureurs de l'orage qui allait fondre sur l'empereur. Les princes laïques se détachaient aussi graduellement. Ils lui imputaient l'assassinat de deux des plus considérables d'entre eux, Conrad de Beichlingen et Siéghart de Bavière \ Le II ne leur manquait qu'un chef pour diriger leurs

'' se' révolte cfforts, ct cc clicf sc trouva dans le fils même de l'empereur, dans ce jeune roi Henri qu'il avait fait

1. Vit. S. Ollon. in Canis. Thés, antiq. Icction., c. 5, par un témoin oculaire.

2. Fatetur omnia, baculum ponit et annulum ad pedes Apostolici.... pro que et severius in se canonicrc districtionis sibimet imprecatur ultionem. Ibid.

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