‹ Les Moines d'occident depuis Benoit jusqu' à saint Bernard (volume 3)Chapitre 137 sur 267 · mai · texte numérisé non relu

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5. Ingens enim cum episcopis et clericis, abbatum et monacborum Ecclesice unitatem sitiens turba confluxerat. Chron. Ursperg., ad 1105, etc.

LES PRÉDÉCESSEURS DE CALIXTE II. 509 princes ses prédécesseurs, et parla, d'une façon si touchante et si pieuse, de son zèle pour le salut de son père, de sa résolutfon de lui obéir comme le moindre serf, s'il voulait seulement se soumettre au vicaire de Pierre, que toute l'assemblée, les yeux en larmes, éclata en applaudissements, puis entonna les litanies pour la conversion du père et la prospérité du fils^

Lorsque l'empereur eut marché contre son fils et que les deux armées se trouvèrent en présence, sur les bords de la Regen, il renouvela ses protestations, déclara qu'il ne voulait pas être parricide et qu'il entendait être non pas l'agresseur, mais le défenseur ^ Et comme l'empereur se disposait au lc

combat, ceux des princes qui se trouvaient sous ses est

drapeaux refusèrent de donner bataille et se reti- par

X j • •! Tr • lî 1 1 rk 1 A ses lieutenants.

rerenl. Le vieil Henri se sauva d abord en IJoheme, puis sur le Rhin, où les bourgeois des villes lui étaient favorables \ Son fils le suivit de près, ré-

1. Abjecto productus liabitu.... serviliter spondebat subesse : qu^e verba omnis muUitudo collaudans.... lacrymas et preces effudit, voce magna Kijrie eleison declamans. Ibid.

2. Ego panicida vocari vcl cssc nolo.... me non inipugnatorcm patris, scd paterni regni propugnatorcm esse noveritis. Citron. Urspcrg., et Ann. Saxon., ad ann. 1105.

3. Il alla de Maycnceà Ilammerstein, forteresse dont on voit encore les restes sur le Rhin, entre Andernach et Bonn ; puis à Coloy^ne, dont l'archevêque Frédéric lui était hostile, mais dont les bourgeois Je soutenaient. Ceux de Mayence s'armèrent, au nombre de vingt mille, pour sa cause [i'clalr. Cad. Epist., n. 213, in Eckhakd., t. II), ce qui ne les empêcha pas d'ouvrir leurs portos au jeune roi et de recevoir aveccnthousiasmc le primat Kulhard. Ann. Saxon., ad ann. 1105.

MoiNF.s d'occ. vit. 2i

lablit le primat Ruthard sur le siège de Mayenec, et y convoqua une diète solennelle pour Noël. Dans cette extrémité, l'empereur se rappela qu'il y avait à Rome un pape qu'il n'avait jamais reconnu, et contre lequel il avait soutenu trois antipapes successifs : de l'avis de ses partisans, il écrivit à Pascal une lettre où, en le reconnaissant, il le priait d'agir paternellement avec lui et d'envoyer un nonce qui * pût servir de médiateur entre son fils et lui^ Mais, avant l'arrivée de cette lettre à Rome, tout était consommé. Les deux princes s'étant rencontrés à Coblentz% le vieil empereur se jeta à genoux devant son fils et le conjura de se rappeler que, si Dieu voulait le frapper, ce n'était pas à un fils qu'il convenait de punir la faute de son père^ Le jeune roi se prosterna à son tour et jura d'obéir comme un chevalier à son seigneur, comme un fils à son père, si celui-ci consentait à se réconcilier avec le saint siège*. L'empereur ayant déclaré qu'il y consentait, tous deux se mirent en marche pour se rendre au prochain concile de Mayence, où la diète

1. Voir le texte de la lettre dans Urstis., Script. Rer. Germ., f>. 595. Baron., Ann., ad ann. 1105, c. 6. Il s'y plaint de la sévérité (les prédécesseurs de Pascal, depuis Nicolas II et Alexandre II, dont il vante la charité.

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