‹ Les Moines d'occident depuis Benoit jusqu' à saint Bernard (volume 3)Chapitre 138 sur 267 · décembre · texte numérisé non relu

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5. Si pro peccatis meis flagellandus eram a Deo, culpœ patris vindiccm filium, et nulla divina; legis constituit sanctio.

4. Ut miles domino, ut patri filius cum lide et veritate obaudiluruni tum lacrymis promisit si modo vcllem.... Ep. Uenr. ad rcg. Franc, op. Ursfis. 7)0(3. BAnoMus, 1. c.

se tenait : tous les princes d'Allemagne, excepté le seul duc de Saxe, s'étaient rendus dans cette ville; un nouveau légat du pape, Piicliard, cardinal évêque d'Albano, vint s'y joindre à Gebhard de Constance, afin de promulguer de nouveau la sentence d'anathème contre l'empereur. Les deux prélats reçurent le désaveu solennel du schisme, prononcé par tous les assistants.

En présence d'un tel fait, Henri IV, que son emprisonnement effrayait singulièrement, demande à comparaître devant la diète; mais les princes, redoutant un mouvement populaire à Mayence, en faveur du prisonnier \ décidèrent que l'assemblée se tiendraità Ingelheim, l'ancienne résidence deCharlemagne, ce glorieux fondateur du Saint-Empire romain. C'est là que fut amené, captif et désolé, le successeur du grand empereur. On le somma d'abdiquer en le menaçant de mort ; il y consentit, à condition qu'on épargnât sa vie, déclarant qu'il ne se sentait plus capable de tenir les rênes du commandement, et qu'il était grand temps qu'il songeât à son âme. Le prince alla plus loin : se jetant aux pieds de son fils, il le supplia de lui épargner de nouvelles avanies. A ce spectacle, l'assemblée se sentit profondément émue; quelques-uns pleurèrent : le jeune Henri fut le seul à rester insensible^, le cardinal Ri-

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