DoNNizo, Vita Math., II
3. Ut vix pauci saccrdotos aut clerici catholici in tanta terrarum lalitudinc rcperiantur. Tôt igitur filiis in hac strage jacentibus, cliri-
ordonnés pendant le schisme, à l'exception des intrus et des simoniaques; mais, en même temps, et pour saluer, comme dit le canon du concile, le retour de l'Eglise à sa liberté naturelle \ il confirma formellement la prohibition absolue des investitures laïques. Les Allemands croyaient qu'il allait ensuite franchir les Alpes pour répondre à leurs pressantes invitations et célébrer la fête de Noël avec le roi et les princes à Mayence ^ ; mais une émeute à Yérone^ et d'autres symptômes significa-
stianœ pacis nécessitas exigit, ut super nos materna Ecclesiœ viscera aperiantur. Chron. Urspcrg., I. c.
1. Xunc autem, cum pcr Dei gratiam.... in ingenuam libertatem resurgit Ecclesia. Cod. Conc, ap. Baron., ad ann. 1106, c. 55.
2. Nos vero id est Alpium transcessores, spcciali quodam efferebamur tripudio, eo quod certi essemus D. Apostolici profectionem sic fuisse dispositam, etc. Chron. Ursperg., 1. c.
5. Beaucoup de faits démontrent qu'alors, comme pendant le pontificat de Grégoire VII, il y avait encore en Lombardie, à cause des évêques simoniaques, un foyer d'opposition au saint-siége et de vives sympathies pour le schisme impérialiste. Les choses ne s'acheminaient que lentement vers cette union entre la papauté et les villes lombardes, qui produisit de si grands résultats dans la seconde moitié du douzième siècle. Si l'espace ne nous manquait, il faudrait raconter les nobles efforts faits à Milan par le prêtre Luitprand, à qui les schismatiques avaient coupé le nez et les oreilles, et qui subit l'épreuve du feu comme S. Pierre Igné, pour obtenir l'exclusion de l'archevêque simoniaque Grossulanus. (Landulphi junioris in Murator. Script., t. V; Pagi crit. in Baron., 1100, 1105, 1105.) Nous voulons seulonicnt, à cette occasion, relever encore une fois une de ces altérations que les historiens protestants et philosophes se permettent dès qu'il s'agit d'hommes dévoués à la cause de l'Église. — Stentzel (t. I, p. 508), parlant de ce Luitprand, lui applique la qualihcation de sauvage, qui convenait non pas à la victime, mais aux schismatiques qui lui avaient coupé le nez et les oreilles : ainsi c'est la victime qui
tifs le portèrent à clouter de Taccueil qu'il y recevrait après la promulgation de son dernier décret \ 11 préféra donc se diriger vers la Bourgogne, et alla passer les l'êtes de Noël sous le toit toujours hospitalier de ses anciens frères de Cluny\
est sauvage, et non pas le bourreau. Puis, racontant une entrevue entre le prêtre et le jeune roi Conrad, Stentzel dit que ce prince, alors insurgé contre l'Empereur son père, lui répondit avec amertume, et il cite en renvoi Landulphi juii. cap. i ; or, quand on consulte cet auteur dans Muratori, t. V, on trouve que Conrad parle à Luitprand cum devotionc. Voilà ce que Stentzel traduit : avec amertume [mit Bittcrkeit). C'est une minutie, si l'on veut; mais elle atteste la disposition générale de l'auteur et de son école.
1. Quod non facile gens nostra decretum illud recipiat.... Ibid..
2. Et natalis Dominici gaudium sua prsesentia Cluniacensibus multum ampliavit. Ibid.