Voy. aux Pièces justificatives
7. Cest-à-dire, probablement, d'une diète où se trouveraient tons ceux des évoques ou des princes qui ne l'accompagnaient pas. Prœ-
/1.28 LES PRÉDÉCESSEURS DE CALIXTE II. toutes les conditions du traité \ et fit le serment solennel de protéger la vie du pape contre tout attentat ou emprisonnement ^
Frédéric, duc de Souabe, le chancelier Albert, le comte Hermann de Saxe, et neuf autres seigneurs, tous comtes et margraves, garantirent aussi et sous la foi du serment, la sécurité personnelle du pape'. On échangea, en outre, des otages qu'on devait garder jusqu'à l'entier accom-
buit rex assensum, sed eo pacto quatenus hsec transmutatio firma et autentica ratione, consilio quoque vel concordia totius Ecclesite ac regni principum assensu stabiliretur. Chron. Ursperg., ann. 1111. — On conçoit qu'il ne pouvait stipuler sur un objet si important pour la constitution de l'empire, sans le consentement de tous les intéressés.
1. Hacc itajurejurando firmavit imperator. Chron. Cassin., IV, 57.
2. Post hsec misit papse nuntios Sutrium coram quibus rex juravit in hœc verba. Juramentum Ilenrici, etc.. : Ego, Henricus rex, ab hac hora in antea non ero in facto aut consilio, ut dominus Paschalis papa II perdat papatum, vel vitam, vel membra, aut capiatur mala captione, vel per me, vel per submissam personam.... Sic observabo domino papœ sine fraude et malo ingenio, si D. papa proxime die Dominica sic adimpleverit mihi, sicut in conventionis chartula scriptum est. Acfa Sutr., ap. Baron., ann. 1111.
3. Qui jurabant papaî securitatem de vita, de membris, de papatu, de captione.... Hi omnes post imperatorem eo ordine jurarunt, ut si imperator haec implere nollet, ipsi cum onmibus suis cum Romana Ecclesia tenerent.-.. Actum Sutrii in burgo, quinte Idus Februarii. Ibid. — Voir le texte de tous ces actes aux Pièces justificatives. — Le pape pouvait donc se croire garanti de trois serments : \° celui du chancelier et des quatre comtes qui avaient négocié avec Pierre de Léon, à Rome ; 2» celui du roi ; 5» celui des dix seigneurs et du chancelier encore, qui juraient de se mettre à la disposition de l'Église romaine si a Rex juramentum hoc et ca quîc in charta conventionis scripta sunt non obscrvaverit. » Ces deux derniers serments furent prêtés à Sutri, le jeudi 9 février.
])lissement du traité. Frédéric, le neveu de l'empereur, avec quatre autres seigneurs, furent envoyés au pape : le roi choisit, lui, Pierre de Léon et sa famille. Pascal alors écrivit en termes trèsaffectueux à Henri pour s'excuser de ce que la rudesse de la saison Tempechat d'aller au-devant de lui\
Le roi, saisi d'un retour assez imprévu de piété filiale, demanda la sépulture ecclésiastique pour le corps de son père excommunié ; mais le pape répondit par un refus péremptoire, conçu en ces termes : « Les martyrs de Dieu, qui sont dans la « gloire céleste, nous ordonnent, sous des peines « terribles, de rejeter de leurs basiliques les corps « des criminels, car nous ne pouvons avoir de com- « munauté dans la mort avec ceux qui en ont été « privés pendant la vie\ »
Ce refus n'arrêta pas Henri : arrivé aux portes de Rome, le samedi 11 février, à l'endroit appelé Mont-de-la- Joie, d'où l'on aperçoit la basilique de Saint-Pierre, il y renouvela son serment de renoncer aux investitures, de veiller à la sécurité, à la liberté du pape et de lui garantir le patrimoine de Saint-Pierre, l'Apulie, Gapoue, la Sicile et la Calabre, en un mot, toutes les provinces occupées