In lacicm resistentibus
5. llabeat ergo mater et domina nostra Ecclesia sibi a regibus sive principibus collata : dispenset et tribuat filiis suis sicut scit et sicut vult. Ibid.
Piiloslrino.
c( ce saint concile, afin que tous sachent que j'avais
« reçu mission \ »
Pascal II Le pape répondit : « Oui, tu as été véritable-
'''Tr'' « ment notre légat a latere, et tout ce que toi et
ncles de Conon . «, • ,. ,,, il'i^
fie « nos autres ireres, cardinaux, eveques et légats,
(( vous avez fait, par l'autorité de ce siège, je l'ap- « prouve, je le confirme; et je condamne tout ce « que vous avez condamné*. »
Alors Conon énuméra les diverses sentences d'excommunication qu'il avait prononcées contre l'empereur, d'abord à Jérusalem, au premier bruit de son attentat, puis en Grèce, en Hongrie, en Saxe, en Lorraine, en France, dans cinq conciles, à Rome et dans toutes ses églises ; et il finit en demandant que les Pères du concile confirmassent tous ses actes, comme venait de le faire le souverain pontife.
Les envoyés de l'archevêque de Vienne firent la même demande. Il s'éleva bien quelques réclamations parmi l'assistance, mais tous les évéques et abbés furent unanimes '\
1. Domine Pater, si tucc placet majestati, si vere tuus fui Icgatus et quœ feci tibi placentem rate, edicito....
2. Vere legatus ex latere nostro missus fuisti, et quidquid lu, cxteri.... e^^o quoque probo et confirmo, quidquid damnaveruiit damno.
3. C'est le sens adopté par Fleury, Stentzel, Gervais, etc. Le texte de la Chronique (VAuersperg, seule version contemporaine, est assez obscur. Aussi nous croyons devoir le reproduire en entier : Orare si demum, ut sicut D. papa legationem suam conlirmasset, ita prœsentis concilii patres et episcopi concordiler annuerent.... dum tali ra-tione et ordine tani variœ et dissoniv; multitudinis assensus exquiri-
Avant de se séparer, le concile mil fin à la conl reverse qui agitait depuis plusieurs années l'Eglise de Milan. C'est là qu'avaient commencé à poindre les semences d'orthodoxie et de régularité jetées ^ sur le sol, durant longues années de luttes contre la simonie, par l'héroïque Luitprand, ce prêtre lomhard à qui les schismatiques avaient coupé le nez et les oreilles'.
L'archevêque Grossulanus, que Luitprand avait toujours combattu, fut déposé, et son compétiteur, Jourdain de Cluse, élu par le parti hostile à l'empereur, reçut la crosse des mains du souverain pontife'.
Comme la plupart des évéques lombards n'étaient pas moins dévoués à la cause impériale qu'au temps de Grégoire VII, et que la noblesse suivait le même drapeau, il était de la plus haute importance, pour l'Eglise, de placer sur le siège de Milan, le plus important de l'Italie après celui
tur ; saniori parte veritati et apertaî ration! niliiî contradictum ; a paucis submurmuratuin, ab episcopis vel abbatibus nullo modo reclamalum. — On voit que le pape persévérait, par un subterfuge assez peu utile, à s'abstenir de condamner nominativement Tempereur. Aussi Baronius dit : Sic videas quali ambitu opportuerit excommunicationem confirmari.