‹ Les Moines d'occident depuis Benoit jusqu' à saint Bernard (volume 3)Chapitre 26 sur 267 · Salnt-Marc, Ilist. d'Italie, lY, p · texte numérisé non relu

Salnt-Marc, Ilist. d'Italie, lY, p

cuper (lu danger le plus pressant qui menaçai l'Église, celui de l' accroissement des forces de TEmpereur\ le fauteur, le protecteur du schisme dont l'antipape Guibert était le pontife. Quoique les Impérialistes d'Allemagne et d'Italie fussent les seuls adhérents de Guibert% leur appui était redoutable, à cause de la quantité d'évèques d'Allemagne et d'Italie qui se trouvaient dansée parti. Si, profitant des hésitations de Didier et de la douloureuse incertitude des deux interrègnes qui séparent la mort de Grégoire de l'avènement d'Urbain II, Henri avait pu revenir en Italie à la tête d'une armée victorieuse, il aurait sans aucun doute fait triompher l'antipape et consolidé, pour longtemps, la servitude de l'Église \ Mais le bras de Dieu retint le prince en Allemagne assez longtemps pour qu'un pape énergique pût réunir et diriger contre lui toutes les forces catholiques. Le peuple saxon, qui avait si généreusement associé sa cause à celle de l'Eglise romaine, pendant toute la vie de Grégoire YII, fut encore, après sa mort, la principale

1. Comme le cardmal Baronius et autres écrivains catholiques, nous reconnaissons à Henri IV le titre d'empereur à partir de son couronnement en 1084 à Rome, bien que cette cérémonie eût été faite par Tantipape.

2. Solus Ilenricus et pedissequi ejusdem Guilberto cohœrebant, Galli vero et Angli aliajque gcntes pêne omnes per orbem Urbano pie obsecundabant. Order. Vit., 1. VIII, p. G77. Cette assertion est inexacte en ce qui touche à l'Angleterre, comme on le verra plus loin.

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