Bernold. ad ann. 1087. Cité plus haut, p
5. Eique adjutoriura suum ad obtinendum regnum si de excommuriicatione exire vellet, fideliter promiserunt. Ibid,
fit dire qu'il viendrait, en cas de besoin, avec vingt mille chevaliers, au secours des féaux de Saint-Pierre contre les scliismatiques*. Mais, bien qu'assez forls pour lutter, souvent avec succès, contre Henri, et pour l'empêcher d'agir vigoureusement en Italie contre l'Eglise, les confédérés manquaient d'un chel militaire ayant assez d'ascendant pour tenir tête à l'Empereur. Le roi qu'ils avaient élu quelque temps auparavant, Hermann de Salm, comte de Luxembourg, s'était montré complètement au-dessous de sa mission, et, abreuvé de dégoûts par ses alliés, il s'était retiré en Lorraine, où il mourut en 1088. Le chef le plus influent des catholiques, avant comme après cette mort, fut Ecbert, margrave de Misnie, personnage équivoque, égoïste, mais brave et habile, qui trompa souvent les deux partis, et qui manquait totalement de cette loyauté et de ce dévouement religieux, indispensables aux défenseurs de l'Église. Mon Dans une émeute fomentée par ce mar^^rrave à Gos-
de Burkliaid, . ^ ^ .
évêque lar, mais dont la cause est difficile à découvrir, l'E-
de Halberslatlt.
glise perdit l'un de ses pontifes les plus courageux et les plus purs, Burkhard, évêque de Halberstadt. La veille de l'attentat, à peine arrivé dans la ville où l'avait attiré un projet de conférence avec les Impérialistes qui ravageaient les terres de son évêché, il avait déclaré à ses familiers qu'il se sentait trop vieux et trop fatigué pour continuer la guerre, mais que, tant qu'il vivrait, il fuirait comme la peste