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2. ]NulIa, Lit reor, uiuiuaiu sophistis in bellicis rébus gloriosior lualeria prodiil, quam uostris juuic Domiuus i)oelis atcpie librariis Ira-
didit, duin pcr itaucos chrislicolas, etc Vntiqua nenipe miracul.i
Deus Abraham mii)er ilcravit, duni solo ardorc visendi sepulchruiu Messiœ fidèles occidiios illexil, et sinerege sœcularique exactionepei Urbanuni papam coiinnonuil, etc. Oudeu, Vit., 1. IX, p. 718.
o. C'est ce qui résulte du ténioiguage de tous les historiens de la première croisade sans exception.
LKS PRÉDÉCESSEURS DE CALIXTE IL i:>r>
il ri'ssorl de tous les récits contemporains que l'iiitlent prédicateur ne savait point dominer, contenir, diri<^er la multitude qu'il avait rassemblée et avec laquelle il partit le premier pour la terre sainte. 11 n'y avait que huit chevaliers dans cette foule impatiente et désordonnée^, qui marqua du sceau de la corruption humaine une œuvre d'inspiration divine, en massacrant les juifs d'Allemagne et en ravageant la Hongrie, avant d'aller eux-mêmes périr, en Bulgarie et dans les plaines de Bilhynie, sou^^ le fer des infidèles. La noblesse, qui avait plus spécialement subi l'impulsion d'Urbain, montra à la fois plus de recueillement religieux et de gravité dans les dispositions qu'elle prit, avant de quittei le sol natal.
(( Au moment de me mettre en chemin, au si- (( gnal donné par le pontife romain, disait Etienne, v( comte de Blois et gendre de Guillaume le Con- (( qucrant, dans un diplôme à l'abbaye de Marmouu tier, je veux donner au monastère la forêt de <( Lôme, en vue de l'âme de mon père Thibaut, (( que je crains d'avoir souvent offensé durant sa (( vie, ce dont je me désole souvent avec ma fem- « me, mes amis et mes servi teurs^ »
1. Indiscipliiiatuin vulgus, ut[»oto iiiaiicipia et piiblica servilict, (il L. >'ov., II, 4.
'i. Jussu paptc romani, l'rbani scilicel -;ecuudi.... liincns cyo cuiu p.'itrcin minus honorando vol minus ci parendo, mcipsum quuail vi.vriitt ol'fendisse, cum sicpius indc conquorer et pnolata coiijii^^e et
Raymond, comte de Toulouse, le plus puissant des princes qui s'engagèrent dans la première croisade, déclare qu'il prend la croix pour l'amour de saint Gilles, dont il a offensé le monastère ^ Jeune encore, et avant d'être devenu comte de Toulouse, il était allé s'agenouiller sur la tombe du saint abbé Robert, à la Chaise-Dieu, et, reprenant son épée déposée sur l'autel, il avait promis qu'il ne tiendrait le comté que de Dieu et de saint Robert, si le Seigneur trouvait bon de le lui conférer. Or, partant pour la croisade et désireux de rester fidèle au serment de ses jeunes années, Raymond voulut emporter avec lui, comme une relique, la tasse de bois, le bourdon du vénérable abbé, et il se fit accompagner d'un moine de la Chaise-Dieu, qu'il nomma évêque de Tripoli en Palestine^ De son côté, Godefroy de Bouillon, l'illustre chef des croisés% voulut aller, avant de partir, visiter dans l'abbaye d'Afflighem un
amicis et faiiiiliaribus meis plerumque inde loquerer. Mab., Aiin., t. V, app. n. 40.