Catel, Hist. des comtes de TouL, p
2. Marbod. Ep. Redon. VU. S. Robert, lib. Iripartitus dist. II, c. 10.
3. Aucun auteur n'a expliqué la transformation étrange subie par Godefroy, qui, de clianipion qu'il était de la cause impériale contre Rodolphe de Souabe, tué, dit-on, de sa main, devint le chef d'une entreprise entièrement conçue et dirigée par la papauté II nous est permis de croire que les révélations sur la hideuse conduite de l'Empereur envers sa femme produisit un grand effet sur le héros et le détacha enfin d'un parti profondément indigne de celui qui devait 4Hre le premier roi de la terre sainte, le chef élu du royaume le plus vraiment clirélien de la terre.
1 oiidalioii^
pieuses (les crois(''>
pour la terro snintf .
chevalier nommé Godefroy le Noir, qui avait été son ami dans le monde, et qui maintenant combattait le démon sous la coule bénédictine : le [)rince donna cinq domaines à la maison*, et emmena avec lui un certain nombre de moines très- leurdépan pieux, lesquels, pendant toute l'expédition , célébraient des offices la nuit et le jour\ Lorsque la conquête des lieux saints fut achevée, Godefroy créa, pour ces compagnons de son pèlerinage, une abbaye dans la vallée de Josapliat, et il en fonda plusieurs autres : uneàBélhanie,en Tlionneur de saint Lazare ; une autre à Jérusalem, sous le vocable de Sainte-Marie; une troisième, enfin, pour des religieuses, sous le nom de Sainte-Anne, près du lieu où Ton croyait que Notre-Dame était née^.
Toutes ces fondations étaient placées sous la règle
Ij Hist. Âf/ligem., c. 17, in SpiciL, t. II. Voy. ci -dessus pour l'origine de celle maison.
2. Deiie discipliiiatos monachos.... qui, tolo iliuere, lioris diurnis et noclurnis, ecclesiastico more, divina ibi ministrabant officia. Gdill. TvK., 1. IX. c. 0.
On ne sait trop comment concilier la présence de ces moines et de Ijeaucoup d'autres pendant l'expédition (voy. la Chron. de mirac. S. Rickarii, citée notejpremière de la page précédente), avec la défense portée par Urbain, et qui nous est attestée par Geoffroy de Vendôme, dans sa lettre à'I'abbé de Marmoutier, pour le détourner de quitter son mona!:tère et d'aller à Jérusalem. Sicut indictum laicis, sic interdictum monacbis. .. quodnovi ego ipse sicut ille cujusaureserant ad os Domini Urbani papic, cum et eundo Jérusalem peregrinari prœciperet laicis, et ipsam percgrinalioncm monacbis probiberet. Lib. IV, ep. 21, ap. SiKMCND et Mabill., 1. 75, n. 17.
3. Quia per illa tempora mulieres ad sacra loca passim confluebant. Maiîill. Ann.
i.j8 les prédécksseurs dk câlixtj: h.
de saint Benoît, et elles répandirent sur le nouveau royaume le parfum de sainlelé qui avait déjà embaumé tout ^Oecident^ Les croisés normands, sous Bohémond, s'attribuèrent naturellement la protection de l'ancienne abbaye de Notre-Dame la Latine, que leurs voisins d'Amalfi avaient fondée dans les mauvais jours du passé; on y avait joint im hospice pour les pèlerins, en l'honneur de saint Jean, et ce furent les frères laïques de cet hospice bénédictin, qui, peu d'années plus tard, fondèrent Tordre célèbre de Saint-Jean de Jérusalem, qui fut pendant cinq siècles le boulevard de l'Europe et la terreur des infidèles'. Comme plusieurs religieux: avaient, avant les croisés, visité le Saint-Sépulcre de Jérusalem, et que c'étaient un moine solitaire et un moine pape qui avaient prêché la croisade, avec le concours d'un grand nombre de religieux, il était de toute justice que leurs noms fussent inscrits avec honneur dans l'histoire de la sainte et merveilleuse entreprise, dont plusieurs d'entre eux, du reste, se sont faits les annalistes''. C'est, ne l'oublions pas, à l'un de ces écrivains monastiques que
1. Tanquam cclla aroinalica. Jacob. Vitr. Ilisf. occid., c. 7)8. Los moines indigènes Unirent par adoptei* le rite latin en ^^o sounietlant à Cluny. Pktu. Veneu., lib. II, cpist. 44.
"2. Ces IVèi'cs lais on /<o.syj/7^///t'/.ss'cniancipiTent ensuite de la règle Ijénédictine pour adopter celle de sainl Augu^^tin. mais conservèreni leur froc Jioir avec la croix blanche de leur ordre. On sait que le nom régulier de l'ordre de saint Jean (depuis dit de Illiodes et de Malle) était celui de frères de VhôiïUal <le ><(iiiit Jean dr .Irriis^don.