Par diplôme donné à Saintes, le jour de Pâques 109G
2. GoFFiiiD. I, 2, cp. il, '27. M.vBiLL., Aiin., 1, 09, p. 54.
Les évêques tenaient à ce que cette pai'ticipation des principaux abbés de leur diocèse à leur élection fût stricteuient exécutée, parce qu'elle était pour eux une garantie de la soumission ultérieure de tous ces prélats en tout ce qui n'était pas l'objet d'une exemption particulière. Ainsi l'on voit, en 1098, l'évèque d'Aulun cruellement persécuter l'abbé Iluuues de Flaviguy, parce que celui-ci s'était borjié à envoyer un rej)résentant à l'élection de l'évcque, au lieu de s'y rendre lui-même. Hugues finit par être expulsé de son abbaye, par la trahison de ses moines, et malgré le jugement favorable du concile de Valence en 1100. Il est l'auteur d'une chronique fort estimée sur l'histoire du onzième siècle.
5. Les abbés de Vendôme jouirent de ce privilège peudant trois
Urbain visite
Marmoulier
et
préside le
concile de Tour:
Urbain II affranchit Glanfcuil, la première fondation bénédictine de France, du joug des moines dégénérés de Sainl-Maur-les-Fossés, près Paris \ Après avoir passé huit jours à Marmoutier, dont il consacra l'église et le cimetière, et où il dîna au réfectoire avec ses cardinaux, le pape se rendit sur le bord de L Loire, et là, dans une chaire en bois^ dressée sur Tune des rives du fleuve, il fit entendre sa voix éloquente à la foule immense qui remplissait la ville de Saint-Martin et aux personnages des environs, qui faisaient cortège au duc.
En sortant de Marmoutier, Urbain II tint un nouveau concile à Tours, où il refusa d'absoudre le roi Philippe, et il écrivit aux évêques de France pour blâmer l'opinion de ceux d'entre eux qui croyaient pouvoir encore communiquer avec le prince excommunié et l'absoudre eux-mêmes^. Cette persévérance dans la sévérité apostolique ne le rendait nullement injuste; car, d'après le conseil d'Yves de Chartres, qui l'accompagnait partout, il approuva l'élection au siège épiscopal de Paris
cents ans : ils étaient, comme cardinaux, titulaires de l'église de Sainte-Prisque, à Rome.
1. A Fossalcnsium tyrannide libertati restituit. Chron. Cassin-., 1. 4, c. 18. Ils étaient fort relâchés. Mabillon, 1. G9.