In gradu lignco. Ibiil
3. Auditumest apud nos quosdain confratros nostros in lantamaudaciam prorupissi-, ut asscrant se ncquaquam a régis societate abstenluros... nobis sane el. onmibus Turonisnobiscum Dco propitiante convenerunt, liquide parult.... nullam solvendi quem nos ligavimus l'raternitali vestrœ suppeterc potestalem. Colltt. Ccnc, Xil, 756.
Li:S PRÉDÉCESSEURS DE GALIXTE II. 169 du jeiiiie Guillaume de Monlfort, frère de cette célèbre Bcrlrade dont l'amour avait entraîné Je roi Philippe dans le péché. Guillaume n'avait pas encore atteint l'Age vonlu par les canons ; mais \ves, l'adversaire inflexible de Berlrade, avait reconnu dans son frère une amesi zélée pour le bien de l'Eglise, qu'il décida le souverain pontife à sanctionner ce choix.
Cependant vers l'expiration du temps fixé par la sentence de Clermont, le roi avait fini par s'humilier et s'était enfin décidé à rompre son union adultère. L'absolution de Philippe, tant différée, suivit immédiatement : elle eut lieu pendant la réunion du concile de ^imes, le 8 juillet 1090\
Avant de retourner en Italie, Urbain II reporta sa sollicitude sur l'Espagne, où la lutte entre les chrétiens et les Sarrasins continuait sans interruption. C'est pendant cette même année (1096)^ <|u'Avesca tomba sous les coups des deux rois
1. Satis liumiliter ad satisfaclionem venit, et abjurata adultéra iii gratiaiii receptus est, scque in serviliodo:nini Papœ promptum exhibait. Cerxold. CoNsr. ad ann. 109G.
Dans ce même concile, le pape publia un canon qui maintenait aux moines le droit d'exercer des fonctions sacerdotales, conformément au décret du concile de Rome, sous Boniface IV, en GOi. Ce canon ne dérogeait en rien à celui de Clermont qui leur interdirait le gouver-' ncment des paroisses. Fleury l'attaque avec amertume. On verra toujours marcher de front dans un esprit comme le sien une trii)le hostilité, contre l'autorité du saint-siége, contre l'indépendance des moines et contre le culte de la sainte Vierge. Signe certain d'une conniveiicj plus ou moins prononcée avec les ennemis de rÉgli^e.