‹ Les Moines d'occident depuis Benoit jusqu' à saint Bernard (volume 3)Chapitre 77 sur 267 · Virgam bue pastoralem, virgam, clamitant, pastoralem · texte numérisé non relu

Virgam bue pastoralem, virgam, clamitant, pastoralem

Puis, saisissant le bras droit du prélat, ils rapprochèrent du lit où gisait le roi, qui voulut placer la crosse dans les mains d'Anselme; mais, comme ce dernier tenait les doigts serrés de toute sa force, les évoques durent employer tant de violence pour les ouvrir, qu'ils firent crier le patient; enfin, la crosse fut maintenue dans la main fermée du nouvel élu, pendant que tout le monde criait : Vive Vévêque! et que le Te Dewn était entonnée Ensuite le prélat fut porté dans une église voisine, où se firent les cérémonies accoutumées. Anselme protestait toujours que tout ce qu'on faisait était nul\ La douleur le rendait comme insensé ; ses pleurs, ses cris, ses hurlements même, finirent par inquiéter les assistants : pour le calmer, ils lui jetèrent de l'eau bénite et lui en firent même avaler^ De retour auprès du roi, Anselme déclara qu'il ne mourrait pas de cette maladie, mais qu'en revanche il aurait à réparer ce qui venait d'être fait par violence*. Gomme il se reti-

1. Episcopi vero digitos ejus strictim volse infixos erigere conati sunt.... ipscpro sua laesione verba dolentis ederet, tandem.... clausaî raanui ejus baculus appositus est, et episcoporum manibus cum eadem manu compressus atque retentus. Acclamante autem multitudine, vivat cpiscopiis, vivat! Tous ces détails, donnés par Eadmer, p. 35-3G, sont confirmés par la lettre d'Osborn, moine de Cantorbéry, à Anselme. Ep. III, 2.

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