‹ Les Moines d'occident depuis Benoit jusqu' à saint Bernard (volume 3)Chapitre 82 sur 267 · A quo Papa illud requirere cupis? Eadm., p · texte numérisé non relu

A quo Papa illud requirere cupis? Eadm., p

Tanlipape Guibert qui s'appelait ClémenL III. E(, comme Anselme répondait que c'était à Urbain II, le roi courroucé dit qu'il n'avait point reconnu Url)ain, et que l'accepter pour pape, en de telles conjonctures, c'était pour ainsi dire abdiquer.

En vain Anselme rappela-t-il les conditions qu'il avait mises à son acceptation, conditions formellement acceptées par le roi, ce dernier, de plus en plus irrité, déclara que l'archevêque ne pouvait être à la fois son fidèle et celui du saint-siége^ Anselme alors proposa ,de soumettre la question aux évêques, aux abbés et aux barons du royaume, convoqués en parlement. L'Assemblée se réunit, en effet, au château de Rockingham*. Là, en dehors de la présence du roi, mais devant un nombreux auditoire de moines, de clercs et de nobles du pays, Anselme exposa l'état des choses aux prélats et aux pairs laïques \ Il leur raconta tout ce qui s'était passé entre le roi et lui; il pria instamment les évêques de lui indiquer le meilleur parti à prendre pour bien remplir son devoir envers le pape et envers le roi d'Angleterre. Après quelques hésitations, les prélats l'engagèrent à se soumettre purement et simplement à la volonté royale,

1. Protestatus est illum nequaquam fidem quam sibi debebat simul et apostolicœ scdis obedientium, contra suam voluntalem posse servare.

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