‹ Les Moines d'occident depuis Benoit jusqu' à saint Bernard (volume 3)Chapitre 99 sur 267 · Amore compunctus justitise mox inhorruit · texte numérisé non relu

Amore compunctus justitise mox inhorruit

2. Totius multitudinis.... clarnor insonuit, una voce Wilhelmum recti amatorem, et episcopos non episcopos, sed justitiœ prîecipitatores esse increpantes.

3. At illi menlis suse rancorem ex vultus immutatione pandentes.

4. Ille stat, nec avelli potest a recto, et ideo suis omnibus expoliatus, etc.

LES PRÉDÉCESSEURS DE CALIXTK II. 287 « de l'iniquilc, de toutes les richesses de la terre. « Que ses amis soient donc joyeux et fiers, puis- « qu'il est resté invinciblement attaché à la vé- (( rite \ »

En parlant ainsi, le vénérable prélat faisait, à l'avance, son propre panégyrique, car le moment approchait où lui aussi allait être frappé.

A la mi-carême de l'an 1103, la réponse du pape aux assertions des évéques étant arrivée, le roi refusa, selon son habitude, d'en prendre connaissance : « Ai-je, dit-il, à m'inquiéter du pape « en affaires qui me concernent particulière- (( ment*? »

Anselme, de son côté, refusa d'ouvrir les lettres de Rome, sans le concours du roi, afin que celui-ci ne l'accusât point de les avoir altérées. Tous deux, d'ailleurs, en savaient d'avance le contenu. La difficulté semblait donc inextricable. Les discussions recommençaient avec plus de véhémence que jamais; les hauts barons du royaume, les principaux conseillers du roi, pleuraient à la pensée

1. Gaudeant igitur et exultent amici ejus, etc. Ep. III, 70. V. encore lepître III, 105, à Guillaume, pour l'exhorter à persévérer dans la bonne voie : Vos scitis quia Dominus reprobat consilia principum ; consilium autem Domini manet in seternum.

2. Quid milii de meis cum Papa? — llœc si quis milii auferre voliierit, quod inimiciis meus sit, omnis qui me diligit certissime noverit. Anselme répondait : Nihil eorum quse ipsius esse scio ipsi toUo aut tôlière volo. Ycrumtamen noverit quod nec pro redemptione capitis mei consentiam ei de iis qusc prsesens audivi in Romano concilie proluberi, nisi abeadem sede,etc.... Eadm., G5.

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des maux que Tavenir réservait à rAnglcierre; les gens pieux priaient avec ardeur. Tout à coup le roi proposa à Anselme de l'envoyer lui-même à Rome pour terminer le litige. Le parlement applaudit vivement à cette idée. Mais Tarchevêque comprit tout de suite que c'était un détour pour le faire sortir du royaume ^ Il accepta néanmoins, malgré sa faiblesse et son grand âge, car il avait alors soixantedix ans, et il dit à ses familiers : « Soyez bien (( certains que, si je puis arriver jusqu'au pape, je ne « conseillerai rien de contraire à mon honneur ni « à la liberté des églises \ »

Le 27 avril 1103, Anselme s'embarquait. A peine à terre, il se rendit à sa chère abbaye du Bec, où il ouvrit les lettres du pape. Là, comme il s'y attendait, se trouvaient le désaveu foudroyant du mensonge commis par les trois évêques et la sentence d'excommunication fulminée par le pape contre les parjures".

1. L'écrivain anglican du British critic croit avec raison, ce semble, que Henri craignait l'influence croissante d'Anselme sur le reste de l'épiscopat, et que cette crainte était justifiée par la noble conduite des deux évoques démissionnaires, Reinelme et Guillaume. Le roi voulait donc faire sortir l'archevêque du royaume, mais non le laisser arriver jusqu'à Rome. Cf. Epist. III, 86.

2. Noveritis quod ipse niliil quod vel Ecclesiarum libertati, vel meœ possit obviare honestati, meo faciet.... consilio.

3. Episcopos qui veritatem in mendacio invocarunt, ipsa veritnte quae Deuscstin médium introducla, a D. Pétri gratia et a nostra societate excludimus, doncc Romanœ Ecclesiœ satisfaciant, et reaius sui pondus agnoscant.

LES PRÉDÉCESSEURS DE CALIXTE II. 'l^'J Los chaleurs de Vélc passées, le primat s'aclie- Ansehne

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mina vers Rome ou il tut loge par Pascal, de même i An-ietene

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(|u'il l'avait ete par son prédécesseur, au palais du aiier à Romo. Latran. 11 y rencontra, comme au temps d'Urbain II, (ruillaume Warewast*, qui avait été l'agent de Guillaume le Houx et qui venait maintenant, évèque d'Exetcr nommé par Henri l""", plaider la cause de celui-ci. Ce \yare\vast savait mêler les menaces aux arguments^ et, ainsi qu'autrefois, il réussit à capter les suffrages de plusieurs personnages de la cour romaine, qui disaient tout haut, après avoir entendu l'habile plaidoyer de l'Anglais, « qu'il fallait « se rendre aux vœux d'un si puissant souverain « que le roi d'Angleterre. »

Anselme ne disait rien, ni le pape non plus. Encouragé par leur silence, Guillaume termina sa harangue en s'écriant : « Quoi qu'on puisse dire, « que les personnes ici présentes le sachent bien, « monseigneur le roi d'Angleterre ne consentira « jamais à renoncer aux investitures, dût-il lui en « coûter la couronne î »

« — Et moi, répondit aussitôt le souverain pon- « life, je déclare devant Dieu que le pape Pascal ne

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