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mande par un acte dont la reine UltrogoUie et tous les leudes présents furent les témoins et les garants'.
Le nom d'un Childebert quelconque se rattache sauuGiiies
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encore, dans quelques versions d'une légende fa- sn biche. meuse, à la mémoire d'un des saints abbés les plus populaires du Moyen Age, non-seulement en France, mais partout, et surtout en Angleterre et en Allemagne. x\ux bords de la Méditerranée, un Grec de naissance illustre, nommé i^gidius% était venu, tout jeune encore, sur les pas de Lazare et de Madeleine, aborder près de l'embouchure du Rhône, et avait vieilli dans la solitude, caché au fond d'une vaste forêt, sans autre nourriture que le lait d'une biche qui venait coucher dans sa grotte. Mais un jour le roi du pays, qui se nommait, selon les uns, Childebert, roi des Francs, selon les autres, Flavien, roi des Goths % étant à la chasse dans cette forêt , la
1 . Qua temeritate, clerice, venationem régis invadere prœsumpsisti! Redde eam, alioquin meo gladio interibis. . Ex equo quem calcaribus utiimque fodiens ut fugicntem consequeretur cormens... Muliiis sese complexibus diu deosculati... Castrum pariter intraveruiit prœdictLim...prœsentibus regiiia Ultrogode cœterisque suis optimalibus omnibus attestantibus. Act. SS. 0. S. B., t. I, p. 124.
'i. Nous en avons fait saint Gilles, en anglais saint Giles, dont le nom est porté par une foule de paroisses, et par un des quartiers les plus populeux de Londres. En Allemagne, saint .-Egidius comptait parmi les quatorze saints spécialement invoqués contre toute sorte de détresse sous le nom de saints Auxiliateurs : Die Vierzelin yothhelfer.
5. On ne connaît aucun roi des Golbs de ce nom : les Bollandisles croient qu'il s'agit du roi Wamba, qui régna de 072 à G80.
bicho fut lancée et poursuivie jusque dans la caverne par les veneurs ; l'un d'eux tira sur elle une flèche qui alla traverser la main que le solitaire étendait pour protéger sa compagne. Le roi touché, comme l'étaient presque toujours ces natures farouches, mais simples, par la vue de ce grand vieillard presque nu, le fît panser, revint souvent le voir et l'obligea enfm à souffrir qu'on lui bâtît, sur l'emplacement de sa grotte, un monastère dont on le lit abbé et où il mourut saintement. Telle fut, selon la tradition populaire \ l'origine de cette célèbre et puissante abbaye de Saint-Gilles, qui devint un des grands pèlerinages du Moyen Age , donna naissance à une ville, chef-lieu d'un comté dont le nom fut porté avec orgueil par une des plus puissantes races féodales, et qui conserve encore une église vénérable, classée parmi nos plus remarquables monuments d'architecture et de sculpture.
L'abi)osso Le même trait se rencontre dans la légende de
Nennor saiutc Ncnuok, la jeune et belle fille d'un roi bre-
et le cerf réfugié , • .. , • i •* 1 • • ^
au chœur tou, qui avait renonce au mari que voulait lui im-
des religieuses. , / • a ' .* '
poser son père , pour emigrer en Armorique et s y consacrer à la vie religieuse. Le prince du pays, étant à la poursuite d'un cerf dans le voisinage de
1. Mabillon [Annal , t. I, p. 991, et surtout les Bollandistes (tom. I Sept.), ont longuement disserté sur l'époque où vécut saint .Egidius. On l'a généralement regardé comme contemporain de saint Césaire d'Arles, au sixième siècle. Les Bollandistes le croient du septième et prolongent sa vie jusqu'au temps de Charles Martel.
son monastère, vit la bête, à demi morte de fatigue, se réfugier dans l'enceinte sacrée, et la meute s'arrêter court, sans oser passer outre. Descendu de cheval et étant entré dans l'église, il trouve le cerf couché aux pieds de la jeune abbesse, au milieu du chœur des religieuses qui chantaient l'office. Nonseulement il fit grâce de la vie à la bête, mais il voulut rester lui-même dans la communauté pendant sept jours entiers, et au bout de ce temps il déposa sur l'autel un acte portant donation de plusieurs terres d'alentour, en y joignant trois cents chevaux et juments et trois cents têtes de bétail \ fl est difficile de ne pas voir dans cette histoire la traduction populaire d'un fait plus naturel, de l'asile qu'avait offert l'abbesse Nennok à une autre fille de roi breton, qui , abandonnée par son mari, épris comme Nennok , de la vie monastique , et s'élant mise à sa recherche à travers l'Armorique, avait été poursuivie par un seigneur amoureux, et n'avait trouvé de refuge que dans la cellule de son époux , d'où elle avait passé au monastère de Lan- Nennok, en Plemeur''.
On verra plus loin comment le roi Glotaire II, devenu maître de la monarchie franque, étant venu
1. Cervus ipse fereextinctus lassitudine, ad ecclesiam sanctfc Dei famula} conjungit... Dux et ipse veniens descendit... ceriiensque in medio psallentium .. sanctimoiialium choro, ante beatee pedes virginis mansuefactam bestiam jacuisse... Bolland., t. I Junii , p. 410.