‹ Les Moines d'occident depuis Benoit jusqu' à saint Bernard (volume 4)Chapitre 153 sur 174 · Cm. Giraud, Joitrnal des Savants, no\emhre · texte numérisé non relu

Cm. Giraud, Joitrnal des Savants, no\emhre

2. Inclyta vates, îsomine Sapho, Versibus istis Dulce solebat Edere carmen.

...Doctiloquorum Carmina linquens, Frivola nostra Suscipe Isetus.

mon corps fragile, accablé par l'.^ge, car tandis que les temps précipitent leur cours, j'atteins la dixhuitième olympiade de ma vie. Tout passe et les jours irréparables s'enfuient. Vivez, soyez fort, soyez heureux, et souvenez-vous de la triste vieillesse \ »

C'est encore à cette dernière époque de sa vie que sa remoniranoe

, . , ,.| au pape

se rapporte la lettre si diversement appréciée qu il nonifareiv. écrivit au pape Boniface IV au nom d'Agilulfe. Ce roi, à peine dégagé des liens de l'arianisme , s'avisait malencontreusement de protéger les partisans des Trois Chapitres, lesquels révoquaient en doule l'orthodoxie du Saint-Siège, qui s'était mis, selon eux, en contradiction avec un concile général*. Colomban écrivait au milieu de populations mêlées d'orthodoxes et de schismatiques, d'hérétiques et même de païens. Lui-même, évidemment fort peu instruit du fond de la question, se lit l'organe des inquiétudes et des défiances du parti qui se prétendait seul fidèle à la doctrine du concile de Chalcédoine contre l'erreur d'Eutychès. Tout en réclamant dans une série d'apostrophes bizarres et obscures,

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