Cm. Giraud, Joitrnal des Savants, no\emhre
2. Inclyta vates, îsomine Sapho, Versibus istis Dulce solebat Edere carmen.
...Doctiloquorum Carmina linquens, Frivola nostra Suscipe Isetus.
mon corps fragile, accablé par l'.^ge, car tandis que les temps précipitent leur cours, j'atteins la dixhuitième olympiade de ma vie. Tout passe et les jours irréparables s'enfuient. Vivez, soyez fort, soyez heureux, et souvenez-vous de la triste vieillesse \ »
C'est encore à cette dernière époque de sa vie que sa remoniranoe
, . , ,.| au pape
se rapporte la lettre si diversement appréciée qu il nonifareiv. écrivit au pape Boniface IV au nom d'Agilulfe. Ce roi, à peine dégagé des liens de l'arianisme , s'avisait malencontreusement de protéger les partisans des Trois Chapitres, lesquels révoquaient en doule l'orthodoxie du Saint-Siège, qui s'était mis, selon eux, en contradiction avec un concile général*. Colomban écrivait au milieu de populations mêlées d'orthodoxes et de schismatiques, d'hérétiques et même de païens. Lui-même, évidemment fort peu instruit du fond de la question, se lit l'organe des inquiétudes et des défiances du parti qui se prétendait seul fidèle à la doctrine du concile de Chalcédoine contre l'erreur d'Eutychès. Tout en réclamant dans une série d'apostrophes bizarres et obscures,