Voir plus haut, p
2. Mihi injuriani facio, si fratrum meorum jura perturbe. Epist.^ II, 25... Sicut nostra defendimus, ita singulis quibusque Ecclesiis sua jura servamus... Fratres meos per omnia honorare cupio. Epist.,
11, 47. Reverendissimo fratre et coepiscopo nostro Menna... Epist., ^y,
12. a. I, 25, 40 et 41 ; ii, 52 ; lu, 29 et 55 ; vi, 19 ; ix, 6i,
Caucase, et encouragea des tentatives faites pour convertir la Perse. 11 réduisit dans de justes limites le pouvoir des métropolitains, qui semblaient vouloir se créer un droit supérieur à celui des autres évêques et indépendant du Saint-Siège : il établit qu'aucun d'entre eux ne pourrait être ordonné sans la confirmation du pape. Ses luttes avec les métropolitains de Cagliari , de Ravenne et surtout de Salone, constituèrent l'une des plus rudes épreuves de son pontificat ; mais il vint à bout de toutes les résistances. Partout son regard vigilant et son éloquente voix allaient provoquer le rétablissement et et pour la liberté l'exactc observancc des canons, et surtout la liberté
des élections. , ,, • ' • i • • i
des élections episcopales, qui appartenaient alors au clergé et au peuple de chaque évêché. Il fallait des motifs très-pressants pour qu'il dérogeât à cette liberté ou intervînt même indirectement dans ces choix. Lors de la vacance du siège de Milan, on lui annonça qu'on voulait élire un de ses intimes amis ; il répondit : c< Ma résolution déjà ancienne est de a ne jamais me mêler, au profit de qui que ce soit, « de la collation des charges spirituelles : je me borc< nerai à prier pour l'élection que vous allez faire, « afin que Dieu vous accorde un pasteur qui vous (( mène dans les pâturages de la parole divine ^ » Mais, moins il voulait intervenir dans la dési-
1. Quia antiqufe mcse deliberationis intentio est ad suscipienda pastoralis curse onera pro nullius unquam misceri persona ; orationibus proseqiior electionem veslram. ., Epist., m, 29.
gnation des élus, et plus il exigeait que les élus remplissent rigoureusement les conditions des lois canoniques ^ Il ne se bornait pas à refuser de reconnaître le sujet élu contre les canons : il l'excluait sa vigilante
sollicitude
de toute dignité ecclésiastique, et allait quelquefois
pour l'observation
jusqu'à lui faire subir une détention pénitentiaire des
lois canoniques.
dans quelque monastère, en compagnie des évêques qui l'avaient consacré^ Il n'hésitait pas à déposer les évêques qui se montraient indignes de leur charge ''. Il exerçait sur ceux qu'il en jugeait dignes une surveillance attentive et infatigable pour les astreindre à la résidence, aux visites pastorales, à ce grand art de la prédication qu'il exerçait personnellement avec tant d'éloquence et d'assiduité, même au milieu des embarras du pontificat suprême. Il leur recommandait de mettre leur vie intérieure d'accord avec la solennité extérieure de leurs fonctions et de leurs démonstrations pieuses ; car, dit-il, la prière est vaine, si la conduite est mauvaise*. Il ne se contentait pas de mœurs régulières et d'une foi irréprochable : il les voulait encore suffisamment pourvus d'énergie et de capacité, car « au temps où nous sommes, » disait-il, « il ne faut confier le pouvoir qu'à ceux qui sauront se préoccuper non-seulement du salut des âmes, mais