Coucil. m Tolel., can. 0, ap. Colett., t. Vil
lîigueurs cO)itre les Juifs.
coutumes domestiques et intimes, nous retrouvons ce caraclère implacable de la religion espagnole, qui déjà révoltait deux siècles auparavant la grande ame de saint Martin contre les évêques persécuteurs des priscillianistes^ et qui a presque toujours manqué son but en le dépassant, ainsi que le démontre le rôle, plus important que partout ailleurs, joué par les Juifs, et même par les Juives, dans l'histoire du moyen âge espagnol. Par une lamentable inconséquence , ces mesures impitoyables avaient été précédées par l'exemple des seules voies de persuasion qu'employa le roi Récarède contre les prêtres ariens^, par le blâme formel de saint Isidore contre le fanatisme néophyte des rois visigolhs, et parce texte du*concilede 653, qui respire l'intelligente tolérance du christianisme vainqueur : « Ne peuvent être sauvés que ceux qui le veulent bien. De même que l'homme a péri en écoutant le serpent par l'effet de sa propre volonté, ainsi, sur l'appel de la grâce divine, l'homme ne se sauve et ne croit que par la conversion volontaire de sa propre âme. Ce n'est donc pas par la force, mais par le libre arbitre, qu'il faut leur persuader de se convertir \ »