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2. S'il faut en croire un historien franc, un autre roi des Goths, le jeune Tolga, après deux ans de règne, aurait été déposé par une insurrection de la noblesse, en 642, et forcé de se faire moine. — Tolg.inam degradatum ad lionorem clericati fecit. Fredegak., c. 82.
écrits, sa sagesse, son active industrie, fait reluire sur nous l'immense lumière de la vérité dogmatique que fulmina la chaire suprême de Rome; l'autre, Fructueux, par l'innocence immaculée de sa vie, par le feu intérieur de ses contemplations, fait rayonner dans nos cœurs les vertus des premiers Pères du désert et les prodiges de la Thébaïde\ » Issu du sang royal et fils d'un général de l'armée gothique, le jeune Fructueux, pendant que son père le menait dans un de ses domaines sur les frontières de la Galice pour y faire la revue de ses troupeaux, notait en secret dans son âme l'emplacement d'un futur monastère dans cette contrée sauvage. Ses parents morts, après avoir étudié les lettres humaines et sacrées à Palencia, il se retira dans le désert qu'il avait choisi enfant, et construisit un monastère qu'il dota de tout son avoir et où il fut bientôt rejoint par une grande affluence de religieux \ Mais lui-même, se dérobant à la renommée de sa vertu , se réfugiait dans les bois et les rochers les plus escarpés et s'y faisait oublier de
i. Postquani... a Sede Romana, prima S. Ecclesige cathedra, fidei calholictc dogmatum fulgurans rutilaret immensitas... atque ex yEgypto... Imjus occiduaî plagaî exigua perluceret extremitas... Divina pietas duas inluminavit lucernas, etc. Vit. S. Fructuosi, auct. S. Va- LEiuo, abb., ap. Act. SS. 0. S. B., sœc. II, p. 557.
2. Celui de Compludo (au diocèse d'Astorga', dont il a été question plus haut, à Toccasion de la charte du roi Cyndaswynde, en b46, et que divers auteurs ont confondu avec le Complut um en Castille qui s'est appelé depuis Alcala de Henarez.
ia birlip.
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tous. Un jour qu'il priait à l'écart dans une foret, un laboureur qui passait le prit pour un esclave fugitif, l'interrogea, et, peu satisfait de ses réponses, l'accabla de coups, en le ramenant la corde au cou jusqu'à l'endroit où il fut reconnu \ Une autre fois comme saint Benoît, il fut pris pour une bête fauve. Un chasseur, le voyant couvert d'une simple peau de chèvre et prosterné sur le sommet d'un rocher, l'ajustait déjà avec son arc, lorsqu'il comprit, en lui voyant lever les mains vers le ciel, que c'était un homme qui priait ^ s.vmtFnictiHux Uu autrc fois encore, une biche poursuivie par des veneui's et déjà presque forcée se jeta dans les plis de la tunique du solitaire. Il la sauva, la ramena avec lui au monastère ; et l'histoire raconte que le moine et la bète s'aimèrent tendrement. La biche le suivait partout, se couchait sur le pied de son lit, ne cessait de bêler quand il s'absentait. Il la fit plus d'une fois reconduire dans les bois: mais toujours elle savait retrouver le chemin de sa cellule ou la trace des pas de son libérateur. Un jour enfin elle fut tuée par un jeune homme qui n'aimait pas les moines. Fructueux était allé faire un voyage de quelques jours ; au retour il s'étonna de ne pas voir sa biche accourir au-devant de lui, et, quand il