I. F.apponlierii
GiO,
nii intègre historien de nos jours*, l'impartialité consiste à être juste, non pas à être neutre.
Sa vie peut être regardée comme le miroir fidèle de la vie laborieuse et sainte qu'on menait dans ces vastes cloîtres qui ne cessaient de s'élever en Angleterre sous la règle de Saint-Benoît, et qui furent, au huitième siècle, non moins nombreux qu'au septième. Elle s'écoula tout entière dans le cloître qui avait abrité son enfance. Né en 67 3 % dans un des soixante et dix manoirs détachés du domaine public (Folc-Lands) que le roi Egfrid venait de conférer à l'abbé Benoît Biscop lors de son quatrième retour de Rome, le petit Bede, dont le nom signifiait en anglo-saxon la prière^ fut confié dès l'âge de sept ans, par ses proches, à Benoît, qui venait d'achever son monastère de Wearmoulh. Mais bientôt le saint et savant abbé se déchargea de l'éducation de son jeune élève en le con- G85 fiant à son coadj uteur Ceolfrid avec les vingt religieux, jeunes et vieux, qui allaient fonder à quelques lieues de là, près de l'embouchure de la Tyne, la colonie de Ynrrow. A peine installés, une peste cruelle vint fondre sur la naissante colonie : elle enleva tous les moines qui savaient chanter au chœur, excepté le seul abbé et ce jeune Bede, encore tout enfant, qui était son élève chéri : tous deux continuèrent à célébrer de leur mieux, entre leurs larmes et leurs regrets, l'of-