‹ Les Moines d'occident depuis Benoit jusqu' à saint Bernard (volume 5)Chapitre 20 sur 110 · Franz dk Champagxy, Correspondant, t. XII, p · texte numérisé non relu

Franz dk Champagxy, Correspondant, t. XII, p

2. Selon Mabillon et Lingard; et non en 07 4. comme l'ont voulu Pagi et Stcphenson.

bSC.

liée eanoniaP tout entier, avee une exactitude obstinée, jusqu'à ce que de nouveaux confières leur fussent arrivés. Qui ne sérail ému à la pensée de ces deux représentants de la chrétienté nortliumbrienne et du monachisme anglo-saxon, l'un déjà mûr et illustre, l'autre, obscur adolescent prédestiné à la gloire, chantant tout seuls les louanges du Dieu vivant dans leur cloître dépeuplé par la mort, et attendant l'avenir avec une confiance aussi invincible que résignée !

Lorsque Ceolfrid, à la mort de Benoît Biscop, fut appelé au gouvernement des deux monastères réunis, qui ne formèrent plus qu'une seule communauté % le jeune Bede resta à Yarrow et n'en sortit plus. C'est là qu'il reçut, à dix-neuf ans, le diaconat et, à trente ans, la prêtrise des mains de saint Jean, dit deBeverley, qui occupait alors le siège de Wilfrid, à Hexham. C'est là qu'il passa tout le reste de sa vie, exclusivement consacrée à Tétude, àla méditation de rÉcriture sainte, sans autre distraction que le chant quotidien du chœur, sans autre plaisir, à ce qu'il dit lui-même, que d'apprendre, d'enseigner et d'écrire ^

1. Abbas... miiltum tristis, praîcepit iil , iiitermisso ritii priori, psahïiodiam totam, prseter Vesjjcram et Matiitinas, sine antiphonis transigèrent : quod cum iinius liebdomadis spatio inter multas ejiis lacrymas et querimonias esset actitatum, diutius hoc fieri non fei ens rursus statuit : ut antiphonativ psalmodirc juxta morem instauraretur, cunctisque adnitentibus, per se et quem prîedixi puerum, quaî statuerat, non parvocum iaborecoinplebat. Bede, t. VI, App.,p. 421. — Voir ce qui précède dans la note 1 de la page 469 du tome précédent.

•2. Voir au tome IV, p. 400 et 472.

3. Cum essem annorum septem, cura propinquorum datus sum cdncandus... cunctumqiie ex eo tempus vitre in ejusdem monasterii

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Toutefois, lorsque Bede nous dit qu'il passa loule sa vie dans le même monastère, il n'en faudrait pas conclure qu'il se refusait, ces voyages qui entraient alors, comme depuis, pour une part si considérable dans la vie des principaux religieux. Malgré la grande et prompte autorité qui s'attachait à la double fondation de Benoît Biscop ; malgré le grand nombre des religieux qui y affluaient, il est difficile de s'imaginer que Bede pût y suivre, sans en sortir, les leçons de tous ceux qu'il cite à diverses reprises, comme ses Ses maîtres. Mais soit à Yarrow, soit ailleurs, il reçut

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liveis. des enseignements aussi précieux que divers. Parmi ceux qui l'initièrent à l'étude de la Bible, il signale un religieux formé par saint Ceadda, l'humble et l'ei'vent rival deWilfrid, imbu par conséquent de ce qu'il y avait de plus pur et de plus irréprochable daiis la tradition celtique^; tandis que le grec lui était enseigné par des religieux de l'école que le Grec Théodore avait fondée dans sa métropole de Gantorbéry^ et le chant ecclésiastique par ce chantre de Saint-Pierre du Vatican que le pape Vitalien avait euvoyé en Angleterre avec Benoît Biscop^.

linl)ilalione peragens, omiieni med i tandis Script u ris opci-am tiédi; atqiit^ inter observantiain discipliricC regiilaris et quotidianam cantandi in ecclesia curam, semper autdiscere, autdocere, aut scrihej'o didce liabui. Bkoe, Hist. eccles.. V, 24.

1. l'rater quidam de eis qui nie in Scriptui'is erndiebanl et erat in inoiiasterio ac magistciio illius 'CeaddfiR' edncati;=:, vocal)nlo Tnini- ))erct. Uist. eccles., IV, o.

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