d'ime trentaine d'années. Mais depuis la mort
(lu roi Aldfrid et la (In du pontificat de Wilfrid, il
1 . llsurpatis sibi ageliulis sive vicis. liberi exiiide a divino simiil ot humano servitio... laici monacliis imperantes..,. quoscumque oL (Milpam inobedientiœ veris expulses monasteriis àlicubi forte oberra lires invenerint... vel quos ipsi de suis satellitibus ad snscipiendam lonsurani promissa sibi obedientia moiiacbica invitare quieverinl... >Iodo conjugis ac liberoruin piocurandnrum curam geruiit ; modo exurgentes de cubilibus quid iiitra septa nionasterioruiu geri debeat... peitractant... Quaî pari stullitin mm siiitlaica^, (ainularmn seChristi j)eriuittunt esse rectrices.
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n'y avait giièro de grand soignenr ou (YEaldormau ({ui n'eût voulu profiter de sa charge afin d'acquérir pour lui, et même pour sa femme, de semblables monastères, et peu à peu les officiers et les domestiques des rois en avaient agi de même. Ils prétendaient tous être à la fois abbés et gouverneurs de provinces, ou officiers du roi, se faisant donner une sorte de tonsure, pour s'ériger de leur propre autorité, eux simples laïques, non-seulement en moines, mais en abbés ^ « Tous ces scandales, » dit noire Vénérable, c( auraient pu être évités ou réprimés si les (Wêques eux-mêmes n'en avaient été les principaux fauleurs et complices, en confirmant par leurs signatures les concessions et les acquisitions de monaslères, et eu se faisant payer à prix d'argent cette lâche complaisance par les faux abbés ^... Je vous en conjure ])ar le Seigneur, très-cher évêque, pivscrvez votre troupeau de l'irruption de ces loups malhonnêtes. Rappelez-vous que, si vous êtes un vrai pasteur et non un mercenaire, votre devoir esl d'examiner scrupuleusement tcul ce qu'il se fnl
1. Nullns pêne exinde prœfectorum exstiteret qui non hujusmodi >;ibi monaslerium in diebus suîic prcefecturfe, suamqne simul conjn- ;>em pari reatu nocivi mercatus astrinxeiit... Se abbates pariter et praîfectos sive ministros aut famulos régis appeilant... etsi a professione illa... sunt lunditus extorres.
2. Si non ipsi pontifices inagis hujusniodis sceleribns opem ferre alqiie adstipulari probarentur : qui... bujusmodi décréta injusta... ^ni.*; snltscriptionibus confirmare satagnni, eadem ipsis phylargyria dictante, ad confirmanduui niale srj-ipia. (pia eniptores comparanduni Imjii^modi nionasteria coacti.
de bon ou do niaiivais dans ihnqne monastère de votre diocèse, afin qu'il y ait partout des abbés et des abbesses initiés et soumis aux saintes règles, dignes de présider à la famille des serviteurs et des servantes du Christ, et non à une foule insolente, indisciplinée et dédaigneuse de toute règle spirituelle. Il faut leur apprendre 'résolument que les rois et les grands, à moins qu'il ne s'agisse de quelque crime contre les princes eux-mêmes, n'ont rien à voir dans les monastères, lesquels demeurent soumis à la seule autorité des prélats. Votre devoir encore est d'empècber que le diable n'usurpe ces lieux consacrés à Dieu, et n'y substitue la discorde à la paix, l'ivrognerie à l'abstinence, la débauche et le meurtre à la chasteté et à la charité... Je sais bien que mes exhortations rencontreront beaucoup de contradicteurs, parmi ceux surtout qui sont, auteurs ou complices des excès que je réprouve. Mais vous saurez user de la vigueur apostolique contre ces misérables successeurs d'Ananie et de Sapphira, qui ont été retranchés par la mort subite de la société des preniieis moines, non pas même pour avoir voulu usurper le bien d'autrui, mais seulement pour avoir malhonnêtement retenu le \vur\ En qualifiant d'idolàlrie l'avarice et la cupidité, l'apôtre saint Paul
t. Ananiam et Sappliiram nionaclioruni colle^io indij-iios eliaui oorporis morte mulctavit... el qiiitlein illi non aliéna coHij^eie. seJ •lia inconsriie retiiiere rnalnerniit
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.1 innnifesloinenl justifié ceux qui refiiseronl leur signaluro, quand mémo un roi l'exigerail, à cos lionteux marchés, el ceux même qui effacerout et ratureront toutes ces écritures funesles*. Ne vous laissez donc jamais arrêter par ceux qui, j)our protéger l'œuvre de leur concupiscence, vous présenteront des chartes et des diplômes revêtus d(î la signature des grands et des nobles ^ Répondez-leur par les paroles de Notre- Seigneur : Tout ce que mon Père qui est dans le ciel n'a point planté sera déraciné... Enfin ne laissez pas s'endormir dans une vaine confiance en leur salut ceux qui ne songent jamais à lutter contre la volupté du corps ou de l'esprit, même dans les moindres choses ; dissipez l'illusion insensée de ceux qui croient que d'autres les rachèteront après leur mori par la célébration des saints mystères dont ils se seront rendus indignes par leur vie, ou qu'ils se feront absoudre de leurs crimes par quelques aumônes jelées aux pauvres du milieu de leurs passions et de leurs délices quotidiennes. 11 faut que la main (|ui donne à Dieu soit, comme la conscience ellemême, pure de tout crime et de toute souillure^.
1. Qui vel subscriptione avari mercatus. rege licet iinperanlo, niaiiiim suhstraxeniiit.
'2. Qui si chartas protnlerunl in defonsionem concupisceutianur. siiarum asciMpfas, ne nobiliuin personanim subsciùptione conlirinaïas ..
7). Quum niauus ipsa et conscient ia qme ninnus offcral Don, munda a pccratis (iebeat. esse et absoluta.
Voilà ce que j'avais à dire cou Ire le venin de l'avarice. Je n'en finirais pas s'il me fallait parler aussi longuement des autres vices, dont Dieu vous donne la grâce, mon Irès-cher ëvêque, de délivrer votre troupeau. »
Toute celte admirable lettre n'est autre chose que la protestation indignée d'un vrai moine contre les faux moines qui commençaient déjà à infecter la vie claustrale, et contre les évêques cupides ou lâches qui sanctionnaient ou toléraient ces indignes abus. Si pai'tout et toujours l'exemple du Vénérable Bede eût trouvé des imitateurs; s'il s'était élevé du sein de l'Eglise, surtout dans les siècles plus récents, des voix intrépides et pinces comme la sitmne, pour dénoncer les (Mivahissements de la corruption , de l'hypocrisie et de la cupidité séculière, on peut croire que jamais la main homicide du vandalisme protestant ou révolutionnaire n'eût réussi à faucher, sur toute la surface du monde chrétien, les glorieuses fondations de la munificence et de la piél(' de nos pères.
Ce qu'il faut constater avec bonheur, c'est que la l'ude franchise et la noble indépendance de Bede ne lui suscitèrent aucun embarras et ne portèrent amune alleinte à la grande et juste renommée dont il jouissait dans (oute l'Angleterre, qui se répandit ])romptemenl dans loulc l'Europe el qui ne fil que grandir a])rès sa mori, à Ici poini que le concil(MrAix-la-