Voir au loiiic 111, p. ÔUJ H il
*2. Cuni explctis liyinnis niatutinalibus iii lecdilu membia posuis^scni... appai'uit inagister(]uondaiH meus et iiutritor aniantissimiis.. Vadeel tlic illis (piin. velit iiolit, débet ad iii(iiia.^t<Ti;i Columbie \ciiiic. f|iii;i aialra (•(•iiiiii non leclc iiuediiiil... Iîkhk. V, 1).
i';un(Mi(' Ips
à l'iliiilr ilii I il roiriai
FIN llK L \ DISSinKNCK C K LT 1 OL' K. -il
(le lui en rjunur iiiriiic «>ù iiiuurui (ieoUVid, onze ans après la iiioil (rAdaiiinaii (îI sept ans après celle de Wilfi'id, (jno l'Anglo-Saxon Egbcrl pai-vinl à éleindi'c le foyei' le pins vivace de la dissidence C(*llique el à faire (rioniplier l'unité loniaiiie dans la niélro])()lenjonasii(|ne qu'avait fondée le plus illnslre saini de l'Église celtique. Cet homme, d'une race ('trangère et trop souvent ennemie, réussil dans la lâche où l'Irlandais Adamnan avait échoué. Il Inl l.out d'abord reçu avec les plus grands égards par les moines <riona ; et, sans employer d'autres armes que la charmanle snavilé de son caraclère, la douce el persévérante iutluence de sa parole, el surloni l'exemple de sa vie si conforme à sa doctrine, il tj'iompha delà répngnance invétérée des fds desaini Columba pour l'innovation qui devait les rénnir an l'esle de la chrétienté. Il n'est pas probable (ju'il réussit du premiei' coup, puisqu'il dut passer les treize dernières années de sa vie à Ion a, dans celle île, depnis longtemps si fameuse, el qu'il conqilait coui'onner d'nn nouvel éclat en la faisanl rentrer dans l'orbile de l'nnilé calholique. Mais sa victoire lui complète el définitive. Loi'sque, à qualrevingt-dix ans, il mourut, ce lut le jour même de Pà- ,,,^.nie^iïï'u,,io> qnes, en cetlefele dont la célébralion régidiènsMvail ''\^!'^ préoccupé, agité, enflammé tant d'antres sainls avanl lui. Cette fête tombait, en l'année de sa mori, an "24 avril, c'est-à-dire en rm jonr on elle n'avail jamais (Micoie été observée el ne pouvait pas l'être.
Il llIt'Ul't
le .jour
FIN f)E LA DISSÏDKNCK CELTIQUE
d'après le comput suivi par les irlandais. Après avoir commence' à fêter la plus grande solennité de Tannée liturgique sur la terre, avec les frères qu'il avait eu la joie de ramener à l'unité, il alla l'achever dans le ciel avec Notre -Seigneur, les sainis apôtres e( tous les citoyens de la céleste patrie, pour n'en plus jainais cesser la célébration éternelle \
Tous les monastères dépendant d'Jona suivirent l'exemple de leur métropole en adoptant l'observance pascale et la tonsure orthodoxe. Il y a tout lieu de croire qu'ils adoptèrent en même temps la règle bénédictine^ puisqu'aucun des très-nombreux moines et missionnaires qui en sortirent, pour venir en France et surtout en Allemagne, n'y apporta d'autres usag(\s ou d'autres règlements que ceux de l'ordre de Saint-Benoît ^
L'Irlande se trouva ainsi entièrement rangée sous les lois de la discipline romaine. C'était par elle et dans ses provinces méridionales qu'avait commencé, au concile de 654% le mouvement de retour à l'unité, poursuivi pai' Adamnan avec un succès qui
1. I^octor suavissimus... libeiiter audilus alj universis, iminutavil piis ac sodulis exliortationibus invetcratam illam traditionem pareil lu 111 e()rum...In iiisula quam ipse velut nova quadam relucente gra- 1 ia ecclesiasticse societatis et pacis Clirisli consecraverat... gaudium viinima- lestivilatis quod ciiiu fratribusquos ad unitalis gTafiamconvi'tlerat, iuclioavil, ciim Domino et apostolis ca^tcrisqne cœlicivibus ( oiiiplevit, ihihio idipsum celel)rai'e sine tine nbn desinit... Piin;. V. 2'i.
'2. Majjii.lon. in Prxfat. lll sec. beueM., n*> 10.
.", Voir au tomeHl,]». ir^r»,
FIN DK LA DISSfllKNCE CKLTIOllK. 'ïï,
ii'nvail éX{\ (Irnienli qu'A lona iiieine cl dans ses succursales. La région la plus ('loiguée, la j)lus inaccessible aux influences romaines, retranchée derrière le pays de Galles et la mer, qui lui faisaient un double rempart, avait été ainsi la première conquise |)ar l'unité \ Puis était venue la Calédonie, ou l'Ecosse moderne, représentée par les Pietés, la race la plus septentrionale et la plus indomptable de toutes celles qui habitaient les lies Britanniques. Enfin lona ellemême avait fini par céder et par grossir, avec toute la nombreuse famille de Columb-Kill, les rangs pressés des enlîints fidèles et dociles de TEglise rouiaine".
Les Bretons de Cambrie résistaient seuls encoi'e , eux, les plus rapprochés de tous, exposés chaque jour au contact, à l'exemple, aux efforts, aux séductions des oi'thodoxes, joersislaient seuls dans les coulimies qu'ils avaient refusé de sacrifier à Augustin. Bede, l'illustre contemporain de ces dernières lui les, s'indigne de cette opiniâtr'eté insurmontable. Il lui oppose la docilité des Irlandais et des Scots, et cherche à expliquer les causes de (îc contraste". « La nation
Les
Bretons
(le
Cambrie
restent
seuls
obstinément
fil deliors
(le
riuiilé
du rit pascal.
i, Varin, Mémoire déjà cité.
2. Il iaiit avouer qu'à partir de ce inonient, iintluence et la i-eiioniniée de ce célèbre sanctuaire ne firent plus que décroître, toul en restant encore hors ligne, en comparaison du reste de rÉglise celtique
">. il adiuet cependant que, dn temps d'Adamnan, l'exemple de l'Irlande fut conlagieux pour un certain nombre de Bretons ; V. 17 • Pliiritna pars Scottornm in Ilibernia et rionuuiia eiinm de Britonibus in