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scoliquc, ))(liL-il, an rraiicluniionl el *^énértniseiiienl comiminiqiu' aux Aiiglo-Saxoiis la vérité telle qu'elle la eoniiaissait, par le ministère d'Aïd an et des antres missionnaires; en revanche, elle a dii aux Vnglo- Saxons d'avoir atteint la parfaite régularité qui lui manquait. Mais les Bretons qui n'ont jamais voulu r('véler aux Anglo-Saxons la religion chrétienne, maiulenant que les Anglais sont initiés à tout(^s les vérit('s de la foi catholicpie, enx s'enfoncent et s'euracinenl de plus en plus dans leur eri'eur; ils di'esseut leui's têtes tonsurées, uiais sans coui'oune; ils préti^ndent célébrer les solennités chrétiennes eji se meltant eu dehors de l'Église du Christ \ »
Uu pen de réflexion aurait dû suffire pour convaincre riionnête Bede qu'il y avait à cette résistance acharnée des Bretons un autre mobiles que le j)réjugé ou la passion religieuse : c'était le sentiment patriotique que les Anglo-Saxons avaient incui'ablement blessé, et que Bede lui-même, en vérilabh» Anglais, ne semble pas pouvoir comprendre chez les victimes de l'invasion saxonne. Les Anglo-Saxons n'avaient jamais attaqué l'Irlande avant l'incursion passagère d'Egl'rid ; ils ne guerroyaient (jue j)ar in-
Ih'itutniia , ecclesiasticinii pasclialis oljservaiilia' toiiipu.s siiscepil. — 1 1 s a^it probabloiiieiil, dans ce passage, des Bretons du Cumbeiiaiid ri du Strath-Clyde, jjIus directement, soumis à I action et à I anlorilé des rois et des pontifes noi1huml»riens.'
I. Tpsi adhiic inveterati el claudicanles in seniitis suis, et capita sine coi'ona jira'tendunt. et solemnia Cliristi sine Ecclesiîe Chrisli societale vénérant nr. V, '22.
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UM'v.illes, on en se lenanl snr la (lélensivo, conlrv lo Pietés et les Seots (PÉensse, tandis ([ne eoiil re les Brelons la onexre el la In lie étaieiiL perpétuelles. Cette guerre datait du premiei; débarquement des Saxons; hien antérieure à la mission d'Augustin, elle durail (lepnis trois siècles quand Bede écrivait*. Ce n'élai(Mil donc pas les doctrines ou les usages de Bome, celait la suprématie ecclésiastique et l'invasion mo- ]'ale des Saxons cpie l'epoussaienl av(H' une énergie désespérée les débris de la nation l)i'eto]irie, ivtrancbés dans l'inaccessible réduit de la Canibiie. Pendanl un siècle et demi, et jusqu'à l'arrivée d'Augnstin, la religion et le patriotisme leur avaient inspire' une égale hoi'reur de ces barbares païens qui élaienl venus dévaster, puis déro])er leur île natale. Ils avaient vu, avec autant de méflance que de répugnance, s'introduire graduellement dans le bercail de l'Eglise tous ces sauvages envahisseurs don! la damnalion éternelle leni' senddait une soi'le de consolante justice. En maintenant leurs usages anciens, en célébrant la Pàque à une date autre que les Saxons, en voyanl leur clergé porter sur son front rasé le signe distinctif de leur ti'adition et de leur oiigine indépendante, ils témoignaieni de leiir incrédulité à l'égard du christianisme de leurs ennemis, el ils élevaient devani Dieu et devant les hommes une protestation suprême en l'avein* de