‹ Les Moines d'occident depuis Benoit jusqu' à saint Bernard (volume 5)Chapitre 48 sur 110 · Voir plus liaul, page li7, note 1 de ce chapitre · texte numérisé non relu

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DES MOIjNES. 161

cale, le Symbole des apôtres, les paroles consacrées à la célébration de la messe et à l'administration du baptême ; puis d'expliquer tous les dimanches, en anglais, î'épitre et l'évangile du jour, et de prêcher ou, à défaut de prédication, de faire une lecture utile aux âmes^

On a déjà signalé le zèle des rois^ et des peuples anglo-saxons pour l'enseignement religieux dans leur langue. De là ces homélies en anglo-saxon que l'on rencontre encore si souvent dans les manuscrits de nos bibliothèques, et qui datent d'une époque antérieure de plusieurs siècles aux premiers monuments religieux de toute autre langue moderne. De là aussi ces traductions de l'Ecriture sainte si fréquentes dans les cloîtres dès le septième siècle et qui se répandaient probablement au dehors, traductions dues, selon certains historiens, à la plume des moines les plus illustres, à celle d'Aldhelm et de l'infatigable Bede, qui auraient traduit, l'un le Psautier et l'autre l'Ancien et le Nouveau Testament en entier ^

Le repos du dimanche, encore aujourd'hui plus scrupuleusement observé en Angleterre que dans

1. Ut symbolum lidei ac dominicam oratioiiein, sed et sacrosaiicta quoque verba quse in missœ celebratione et officio baptismi solemniter dicuntur, interpretari atque exponere posse propria lingua qui iiesciant, discant... Coucil. Clovesh., can. 10. Cf. Tiiorpe,( cit., p. 159, et LiNGARD, Antiquilies, t. I, p. 107.

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