‹ Les Moines d'occident depuis Benoit jusqu' à saint Bernard (volume 5)Chapitre 56 sur 110 · I. Bt'RKE. Essay ou English Histonj, p · texte numérisé non relu

I. Bt'RKE. Essay ou English Histonj, p

DES MOllNES. IS7

intestines^; c'étaient mille inventions, mille ressources tontes consaci'ées an même l)rit charitable et sacré.

Les donations si abondantes que la ferveur des nouveaux chrétiens, en même temps que les remords des pécheurs opulents faisaient affluer aux églises et aux monastères, se transformaient ainsi en bienfaits (efficaces et permanents à l'adresse des membres souffrants du corps social, des indigents, des vagabonds, des malades, des veuves, des orphelins, des pauvres voyageurs exposés à tant de périls et d'avanies par les mœurs grossières du temps. Il y avait là comme un courant continuel par où la munificence des riches, des forts et des heureux de ce monde s'écoulait sur les faibles, les pauvres et les malheureux. Il y avait un grand service public qui, sans être régularisé ou imposé par la loi, tenait lieu en fait de toutes les charges dont le droit moderne investit l'assistance publique ^ 11 y avait enfin la réalisation et l'application de cette grande loi de la miséricorde, de la compassion fraternelle, qui est une des bases les plus solides et les plus nécessaires de la société humaine.

Parmi les services rendus par les moines anglo- Leur saxons à l'humanité souffrante, rien n'est plus tou- pour

''affranchisse-

ment des

chant ni plus constant que leur sollicitude pour ceux

qui occupaient le dernier échelon de la hiérarchie esclaves

Page 1