Beowulf, \ers
'2. Laipeneerg, t. I, p. 504.
sang royal. Associées comme les Germaines dont parlait Tacite, aux soucis, aux travaux, aux dangers de leurs époux, tantôt ces princesses, comme Ermenilda en Mercie, prodiguaient leurs soins à la conversion d'un royaume encore païen ^ , tantôt, comme Sexburga en Wessex, elles exerçaient la régence avec la plénitude de l'autorité royale et une vigueur toute virile ^ On n'a aucun exemple d'une femme qui ait régné seule, en vertu d'un droit héréditaire ou électif. Mais le mystérieux attentat qui mit fin aux jours de la northumbrienne Osthryda', reine des Merciens, nous fait déjà reconnaître que nous sommes dans le pays où Marie Stuart, en portant la première une tête couronnée sur l'échafaud, devait prouver que les femmes y étaient prédestinées à toutes les grandeurs et à toutes les calamités du pouvoir suprême.
Toutefois on s'abandonnerait à une étrange illu-