Voir plus haut; t. IH, [). 455 cl
LES IIELIGIEUSKS ANGLO-SAXONMES. 271
vie religieuse. La vieille église de son monastère, du nom de Lyminge, subsiste encore ; on y montre l'emplacement du tombeau de celle qui y passa les quatorze dernières années de sa vie, et qui, fille du Ibndatcur de Cantorbéry et veuve du fondateur de York, servit ainsi de premier anneau entre les deux grands foyers de la vie catholique chez les Anglo- Saxons*.
Nous n'ajouterons rien à ce qui a déjà été dit sur la lille d'Ethelburga, d'abord reine de Northumbrie, puis religieuse comme sa mère% et sur sa petitefille, l'abbesse Elfieda, l'aimable cliente de saint Cuthbert et la généreuse protectrice de saint Wilfrid^ Mais elle eut une sœur, nommée Eadburga, qui fut religieuse avec elle à Lyminge et qui, ensevelie avec elle dans ce monastère, fut vénérée parmi les saintes d'Angleterre*. Son frère, marié comme l'avait été son père, à uneprincesse franque*, arrière-petite-fille de Glovis et de sainte Clotilde, peupla de sa postérité les cloîtres anglo-saxons et
1. On a cru retrouver des débris de constructions romaines dans certaines parties de l'église actuelle de Lyminge. C'est sous un arcboutant au sud-est du chœur qu'était située la tombe de sainte Ethelburge. — Uev. R. C, Jenkixs, Account of the chiirchof S. Martj and S. Eadbiirgh in Lyminge. London and Folkestone, 1859. Cf. Gentleman' s Magazine, august 1862.
2. Voir au tome lY. pages l'O, 157, et les tableaux généalogiques A et B.