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tic SOU nuii'i pour extirper les derniers vestiges de l'idolâtrie dans le pays qui avait été le plus redoutable foyer et le dernier boulevard du paganisme anglo-saxon \ L'exemple de ses vertus était d'ailleurs la plus efiicace des prédications ; et, parmi toutes ces vertus, c'était par son invincible douceur, par sa pitié pour tous les genres d'infortunes, par son infatigable miséricorde, qu'elle louchait surtout le cœur de ses sujets \ Puis, comme sa mère, elle voulut s'offrir elle-même en holocauste au Dieu à qui elle avait achevé de ramener son peuple; devenue veuve, elle se lit religieuse comme sa mèi'c et sous sa mère, car ce fut à Ely qu'elle alla prendre le voile, afin d'y vivre dans l'humilité et la chasteté sous une autorité doublement maternelle. La mère et la fille se disputaient à qui donnerait les plus beaux exemples d'humilité^ et de charité. Enfin, et encore comme sa mère, à la mort de celle-ci, Ermenilda devint abbesse et fut ainsi la troisième princesse du sang des Uffings qui gouverna la com-
1. Nec quievit invicia, donec idola et ritus dîemoniacos extirparel... Uex... sanctis uxoris desideriis, petitionibus ac inonitis ultro seincliiiaiis... JoANN. Brompton, ap. Bolland., t. II Februar., p. 087. — Voii' plus haut, t. IV, p. 195.
2. Ad oiiinem pietatem, compassionem et omnium necessitudinum subventionem materna viscera ante omnia induebat. Eadem in omnibus beniynitas, iu Gbristo caritas erat. Ibid., p. 691.
5. Contendebant allerutra pielate mater et filia, quse humilior, qua; possit esse subjectior : mater sibi praeferebat ejus, quam j^euuerat. virginitatem ; virgo matris auctoritatem : utrinque et vincere et vinci gaudebant. Gotseunus, Vita S. Wereburgx, ap. Bolland., t. I Februar., p. 588.
miinauté de plus en plus florissante d'Ely. La chronique du lieu affirme que ce ne fut pas sa naissance, mais bien ses vertus et même son amour de la sainte pauvreté qui la firent préférer à toute autre par le suffrage unanime de ses nombreuses compagnes ^ Elle se montra digne de cet(e unanimité. Ce fut moins une supérieure qu'une mère. Après une vie pleine de sainteté et de justice, son âme alla recevoir au ciel la récompense éternelle, et son corps fut enseveli à côté de sa mère et de sa tante, dans l'église de la grande abbaye qui eut ainsi le singulier privilège d'avoir pour ses trois premières abbesses une reine de Northumbrie, une reine de Kent et une reine de Mercie.
weiebuiya, Mais ccltc célèbrc communauté devait en outre lEiiueUnd;., èivQ Ic foycr spiritucl d'une quatrième abbesse et
fille
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qualiiènie
bbesse d'E
(le la même
abbesse d'Ely d'uuc quatrième sainte en qui se croisait le sang de
soudie. Penda et d'Anna', des vainqueurs et des vaincus. C'était Wereburga, fille unique d'Ermelinda, et qui avait, non pas suivi, mais précédé sa mère dans le cloître.
Au sein de leurs palais, ces chrétiennes couronnées avaient ressenti le mépris des richesses, du luxe et de la pompe mondaine ; elles s'y regardaient
1. Volo unanimi et consensu tolius congregationis... successit ; quse tolius doiuinationis ambitioiie neglecta .. adChristi paupertatem, quam optaverat, pauper ipsa devenit... A cunctis digne suscepta, otius matei- congregationis effecta est. Transivit autem plena saiictitate et justitia ad régna cœlestia.