‹ Les Moines d'occident depuis Benoit jusqu' à saint Bernard (volume 5)Chapitre 87 sur 110 · Otiilo, Devitaet virtidibus S. Bonifacii, p · texte numérisé non relu

Otiilo, Devitaet virtidibus S. Bonifacii, p

4. -Devota Dco famula... usqac adiiltimam senectutem eidcm mo^ nasterio streimissimc, in obscrvantia disciplina; regularis et in earuni qupc ad communes usas pertinent reruin providentia prcTfiilt. Hi>:t. EccL, IV, 10. —Cf. S. BoMF.vcii Epist., 10; éd. Jaffé.

LKS KKLll.lKUSES A .\ ti LO-S A XO > i\ KS. 5U7

ont SLii'loul lait une célébrilé spéciale. C'est à elle et à sa communauté que le fameuv abbé de Malmsburv a dédié son Elone de la virginité, composé saint .\i.iiicim

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d'abord en prose et qu'il refit plus tard en vers. Dans à ces religieuses

sa dédicace il nomme, outre labbesse et la reine de la virginité.

Guthburga, huit autres religieuses qui lui étaient

unies par les liens du sang ou d'une amitié intime,

dont la sainte renommée lui })araît un honneur

})our l'Eglise, et dont la correspondance affectueuse

et abondante le comblait de joie ^

La lecture de ce traité, comme de tous les écrits un peu considérables d'Aldhelm, est rebutante, tant il y a de pédantismc et d'emphase. Mais elle offre un grand intérêt à qui veut se rendre compte des idées et des images que pouvait invoquer l'un des plus saints et des plus savants pontifes de l'Eglise anglosaxonne, en s'adressant à des religieuses de son temps et de son pays. Il leur cite tous les grands exemples de la virginité que peuvent lui fournir l'Ancien et le Nouveau Teslament, la vie des Pères et des Docteurs, et surtout l'histoire des martyrs des doux sexes. Mais il leur cite aussi Yirgile et Ovide , entre autres le vers si connu :

Quadrupedante putrem sonitii qiiatil ungiila cainpuni,

i. KecnoiiOsburgoe contribulibus necessitudlnum nexibus coiiglutinalis, Aldgidîc ac Scholasticœ, Ilildburgfc et Burngidîe, Eulalife ac TecUc,rumore sanctitatis concorditer Ecclesiam ornantibus De laudi biisvir(j'mUatis,\\. 1, éd. Gilcs.

508 LES RELIGIEUSES A > G LU-S A \U.\ ?s ES.

puis celui de \ Ep'dhalamium :

Mellca tune roseis luercscunt labia labris '.

Il ne se borne pas à les comparer, selon une image devenue promptement banale, aux abeilles qui bulinent leur miel sur les fleurs les plus diverses. Il les assimile tantôt aux athlètes du cirque, et se complaît à celte occasion dans l'énumération de tous les exercices des jeux Olympiques ; tantôt à des cohortes guerrières, engagées dans une lutte acharnée contre ce qu'il appelleles huit vices principaux; et alors il emprunte ses images et ses exhortations à la vie militaire, mais toujours en entremêlant à son singulier latin des mots et des tournures essentiellement helléniques et qui présupposent, au moins chez plusieurs de ses correspondantes, une certaine connaissance de la langue grecque. Les dernières lignes de son traité respirent une humilité et une tendresse qui émeuvent. Il se compare à un peintre difforme qui aurait entrepris de reproduire les traits de la beauté, lui pauvrepécheur qui, encore plongé dans les flots de la corruption, montre au prochain le rivage de la perfection. « Au secours donc, chères écolières du Christ, » leur dit-il , « que vos })rières soient la récompense de mon travail, et, comme vous me l'avez si souvent promis, que votre communauté me protège auprès du Ïout-Puissant...

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