‹ Les Moines d'occident depuis Benoit jusqu' à saint Bernard (volume 5)Chapitre 90 sur 110 · Vita S. Liohx, c · texte numérisé non relu

Vita S. Liohx, c

2. Iluic crgo loco post nonnullas abbatissas et spiritales maires prœlala est virgo relig-iosa nomine Tetta, génère quidem secundum srcculi dignitatem nobilis (soror quippe régis erat), morum autem probitate et sanctarum spectamine virtutum miilto noîtilior. .. VHn S ÏÀobx,c.%

.". Ibid. c. 5

les novices

LKS RKLKWEUSES AiST.LO-S A XONNES. 513

ni rascenclant moral do la princesse-abbesse ne réussissaient toujours à contenir la fougue barbare (le cette jeunesse monastique. Celle des religieuses qui avait le premier rang après l'abbesse et qui s'oc- foulent aux pieds

. , . , 1^ tombe

cupait prmcipalement des novices s était rendue de odieuse par son extrême severite : lorsqu elle vint à mourir, la haine qu'elle avait inspirée éclata sans pitié : à peine eut-elle été enterrée, que les novices et les jeunes religieuses coururent au cimetière et se mirent à sauler et à danser sur sa tombe, comme pour fouler aux: pieds ce cadavre détesté. Elles eu firent tant que la terre fraîchement remuée qui couvrait les restes de leur ennemie s'enfonça d'un demi-pied. L'abbesse eut toutes les peines du monde à leur faire comprendre ce qu'elle appelait la cruauté et la dureté de leur cœur, qu'elle leur fit expier par trois jours de jeûne et de prières à l'intention de la défunte \

1. Nec tameii conquievit aiiimus juvenum odienliuin eam, quin statim ut aspicerent locum in quo sepiilta est, maledicerent crudelitati ejus; iinmo ascendentes tumulum, et quasi funestum cadaver conçu Icantes, in solatium doloris sui amarissimis insultationibus mortuîB exprobrarent. Quod cum mater congregationis venerabilis Tetta comperisset, temerariam juvencularum prtesumptionem correptionis vigore compescens, perrexit ad tumulum et miruminmoduiu conspexit terram qure desuper congesta erat subsedisse et usqueail semi pedis spatiuni infra summitatem sepulcri descendisse. Vita S. JJobœ, c. 3.

monastères.

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Les Ail nom de Winboiirnc pont et doit se rattacher

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ce qn il nons reste a dire snr nne mstilnlion anssi bizarre qne généralement répandne à cette époqne : celle des donbles monastères , où deux communautés distinctes de moines et de religieuses vivaient réunies dans un même lieu ou sous un même gouvernement. Winbourne est de tous les établissements de ce genre celui dont l'organisation nous est le mieux connue. Nous les avons déjà rencontrés dans la Gaule franque, avec sainte Radegonde et saint Colomban, à Poitiers^ à Remiremont et ailleurs S Nous les retrouverons en Relgique et en Allemagne, dès que les missionnaires monastiques y auront porté le flambeau de l'Evangile. On a longuement discuté sur leur origine % et nous ne prétendons rien décider à cet égard. On en voit des exemples jusque chez les pères du désert en Egypte et dès le temps de saint Pacôme", qui, toutefois, avait mis le Nil entre les

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