‹ Les Moines d'occident depuis Benoit jusqu' à saint BernardChapitre 106 sur 134 · i3ti · texte numérisé non relu

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cl puissant qui depuis plus d'un siècle était rame de la résistance contre les païens et qui peuplait ces grands cloîtres de la Cambrie, où n'avait point encore pénétré l'épée des conquérants.

Mais les Bretons lui opposèrent une résistance jalouse et obstinée. Ils ne voulurent point se joindre à lui pour évangéliser leurs ennemis; ils n'avaient aucune envie de leur ouvrir les portes du ciel ^ .

Augustin réussit cependant à obtenir que les principaux évoques et docteurs du pays de Galles tiendraient une conférence publique avec lui. On convint de se rencontrer sur les confins du Wessex, près des bords de la Saverne qui séparait les Saxons des Bretons. L'entrevue, comme celle d'Augustin avec Ethelbert après son débarquement, eut lieu en plein air et sous un chêne qui garda longtemps le nom de* Chêne d'Augustin. Il commença, non par réclamer la suprématie personnelle que le Pape lui avait concédée, mais par exhorter les chrétiens celtiques à vivre dans la paix catholique avec lui et à unir leurs efforts aux siens pour évangéliser les païens, c'est-àdire les Saxons. Mais ni ses prières, ni ses exhortations, ni ses reproches, ni la parole de ses collaborateurs monastiques, jointe à la sienne, rien ne réussit à fléchir les Bretons qui s'obstinaient à invoquer leurs traditions contre les règles nouvelles. Après une contestation aussi longue que laborieuse,

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