‹ Les Moines d'occident depuis Benoit jusqu' à saint BernardChapitre 107 sur 134 · Varin, mémoire cité · texte numérisé non relu

Varin, mémoire cité

Augustin (lil enfin : a Prions Dieu, qui fait habiter « ensennble les unanimes, de nous montrer par des « signes célestes quelles traditions on doit suivre, c< Qu'on amène un malade, et celui dont les prières a l'auront guéri sera celui dont la foi devra être (c suivie. » Les Bretons consentirent à contre-cœur ; on amena un Anglo-Saxon aveugle, que les évêques bretons ne purent guérir. Alors Augustin s'agenouilla et pria Dieu d'éclairer la conscience de beaucoup de fidèles en rendant la vue à cet homme. Aussitôt l'aveugle recouvra la vue. Les Bretons furent d'abord touchés; ils reconnurent qu'Augustin marchait dans la voie de la justice et de la vérité, mais ils dirent qu'ils ne pouvaient renoncer à leurs vieilles coutumes sans le consentement de leur peuple et demandèrent une seconde assemblée où leurs députés seraient plus nombreux ^

Cette seconde conférence eut bientôt lieu. Augustin s'y trouva en présence de sept évêques bretons et des plus savants docteurs du grand monastère de Bangor, peuplé de plus de trois mille moines, qui était, comme on l'a vu, la métropole de la vie religieuse dans la Cambrie^ Avant la nouvelle entrevue, les Bretons allèrent consulter un anacho-

1 . Ut pace catholica sccum habita, communem evangelizandi gentibus pro domino lahorem suscipcrent... Laboriosi atque lorigi certaminis fincm fecit... Quidam de gencre Anglorum, oculormn usu privatus... Confitentur intellexisse se veram esse viam jiistitiîe quara ]trrpdicaret Âiigiistiiins. [Iv.dv., Il, 2.

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