‹ Les Moines d'occident depuis Benoit jusqu' à saint BernardChapitre 123 sur 134 · Times du 17 mars · texte numérisé non relu

Times du 17 mars

'-1. On cite encore, parmi ces rivières où le suint évoque baptisait par immersion des milliers de néophytes, la Glen, dans le Northumberland, le Swalo, et surtout le Derwent, dans i'Yorksliire.

DE CANTOKBÉRY. 4G7

les débris calcinés se voyaient encore après la Réforme, ainsi qu'une grande croix, avec cette inscription : Paulinus hic prxdicavit et celebravit\

Franchissant les frontières du royaume de Northumbrie, Paulin continua le cours de ses prédications chez les Angles établis au midi de l'Humber, dans la province maritime de Lindsay . Là aussi il baptisa beaucoup de monde dans leTrent ; et longtemps après, les vieillards qui avaient eu dans leur enfance le bonheur de recevoir le baptême de ses mains se rappelaient avec une respectueuse tendresse cet étranger d'un aspect à la fois vénérable et terrible, et dont la haute taille un peu courbée, les cheveux noirs, le nez aquilin, les traits amaigris et imposants frappaient tous les regards et dénonçaient l'origine méridionale^ La belle église monastique de Southwell consacre le souvenir du site d'un de ces baptêmes en masse ; et c'est encore à la mission de l'évêque Paulin en deçà de l'Humber que remonte la fondation de cette magnifique cathédrale de Lincoln, qui rivalise avec notre admirable cathédrale la

" . . . , catlu'diMle

de Laon par la position, qui la surpasse même en grandeur et peut-être en beauté ^

1. A Dewsbury, sur les bords de la Caldcr. Alfoud, Annales Anglo- Saxonix, ap. Bolland , t. VI Cet., p. 118.

'2. Quemdam seiiiorem... baptizatura a Paulino... prseseiitc rqge Adwino... Quoniam effigiem ejusdem Paulini referre esset solitus... Vir longœ staturse, paulùlum incurvus, nigro capillo, facie macilenta, naso adunco perenni, venerabilis simul et terribilis aspectu. Bede, II, 16.

T). Trois des plus beaux édifices religieux de l'Angleterre : York,

comiueuce

de Lincoln

468 SAIiNT AUGUSTIN

Ce fut dans l'église en pierre (Bede note toujours avec soin ce détail), construite par Paulin à Lincoln, après la conversion du chef saxon de cette ville avec toute sa maison, que l'évêque métropolitain d'York et dut procéder au sacre du quatrième successeur d'Au-

gustin sur le siège métropolitain de Cantorbéry. Cet

V sacre le > archevêque . , . rk t • i n ^^

de Honoriusetait, comme raulm,momedu mont Cœlius

Cantorbéry 6:28.

à Rome et l'un des premiers compagnons de la mission de saint Augustin en Angleterre ; disciple du pape saint Grégoire, il avait appris du grand pontife l'art de la musique, et c'était lui qui dirigeait le chœur des moines lors de la première entrée des missionnaires, trente ans auparavant, à Cantorbéry \ 625-040. Le pape régnant alors s'appelait aussi Honorius, premier du nom. Il envoya \epallium à chacun des deux métropolitains, et prescrivit que quand Dieu retirerait à lui l'un des deux, l'autre pourrait lui donner un successeur, afin d'éviter le retard d'un recours à Rome, si difficile à cause de la grande distance qu'il fallait franchir par terre et par mer. Dans l'éloquente lettre qui accompagnait cet envoi, il rappelle au nouvel archevêque que le grand pape Grégoire a été son maître et doit rester son modèle, et que toute l'œuvre des archevêques ses prédécesseurs n'a été que le fruit du zèle de cet incomparable pontife ^

Lincoln et Soiithwell,se rattachent ainsi à l'initiative de l'évêque Paulin. Faeer, op. cit.

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