Voir tomel, p
Féi'ocitt'
des
peuples
évangélisés
par
Ninian.
iVÀttacoti\ de Scots et de Pietés, n'étaient (rèsjirobablement que les descendants des tribns bretonnes que Rome n'avait pas pu dompter \ Tous sont d'accord pour leur reprocher la promiscuité incestueuse de leurs ménages et jusqu'à l'anthropophagie^ ; tous expriment l'horreur qu'inspiraient aux sujets de l'Empire ces monstres humains qui devaient leur dernier nom de Pietés à l'usage de marcher au combat tout nus, en découvrant ainsi leui's corps tatoués, comme ceux des sauvages de l'océan Pacifique, de dessins bizarres et de couleurs diverses. Ce fut néanmoins au sein de ces formidables adversaires de la foi et de la civilisation que Ninian ne craignit pas de s'aventurer. 11 dépensa les vingt années qu'il lui restait à vivre en efforts infatigables pour les initier à la lumière d'eu haut, pour les ramener du cannibahsme au christianisme, lui, le tils et le représentant de cette race bretonne, qu'ils étaient accoutumés depuis plus d'un siècle à massacrer, à dépouiller et à mépriseï-, et cela au moment même où l'Empire romain, représenté par Honorius , abandonnait la Bretagne à ces implacables dévastateurs.
1, Ces Attacoti, auxquels saint Jérôme attribue des mœurs et. des cruautés impossibles à raconter, habitaient selonl'opinion commune, la contrée pittoresque au nord de la Clyde, aujourd'hui parcourue par tant de voyageurs, entre le Loch-Lomond et le golfe appelé Loch-Fin.
'2. Palgkavl;, liise andprogress oftlie Eiiglish comnonweallh. ïomo I, p. 419. — Ceci n'est vrai, du reste, que des Pietés, car les Scots vcnaierit incontestablement d'Irlande, la Scotia du moyen âge.