Voir surtout saint Jérôme, in Jovinianum, lib. II
RKS ILES RHlïÂNNIOnES. 27»
Il ne resie mallieureusemeiit aucun détail auihenlique sur sa mission*, aucun trait qui rappelle, niéme de très-loin, la mission si nettement caractérisée de son successeur, saint Golumba, l'apôtre des Pietés du Nord, un siècle et demi plus tard. Nous savons seulement qu'il réussit à fonder, au sein des races pietés, une chrétienté qui ne fui plus extirpée; puis que, franchissant les limites assignées par Agricola et Antonin à la domination j'omaine au temps de sa plus grande splendeur, il alla prêcher la foi jusqu'au pied de ces monls Grampians, où le beau-père de Tacite avait gn- ^né sa dernière et infructueuse victoire^. Nous savons que sa mémoire est restée en bénédiction chez les descendants des Pietés et des Scots ei que de nombreuses églises consacrées sous son vocable conservent aujourd'hui même le souvenir du culte que lui voua la reconnaissance de la postérité^; nous savons enfin que, déjà septuagénaire, il revint
4. Les Bollandistes (die 16 So[itembr.) n'admettent pas raiithenticité de la vie de Niiiian. écrite au douzième siècle par le saint abbé /Khed. laquelle ne contient que des miracles comme il s'en trouve partout, sans aucun trait spécialement caractéristique.
2.1psi australes Picti, qui infraeosdem montes habent sedes...relicto crrore idoîoIatriiB, fidem veritatis acceperant, prœdicante eis verbnin Niniaepiscopo. BiiDE, UI, 4.
5. Même au delà des monts Grampians : à l'endroit où le Glen-Urquliart débouche sur le Locb-Ness, et où saint Columba(Yoir plus loin, liv. XI, cbap. iv) alla visiter un vieux Tictc mourant, on voit une chapelle ruinée qui porte le nom de Saint-Ninian, d'où l'on peut supposer que sa mission avait dépassé la frontière qui lui est ordinaironiei/l assignée.
Mort
de
Mnian.
Abbaye
de"
(llastonbury.
Légeriflo
de
Joseph
d'Arimatliie.
mourir dans son monastère de la Maison-Blanche, après avoir passé les derniers temps de sa vie à se préparer au jugement de Dieu dans une caverne, laquelle se voit encore à mi-côte d'une haute et blanche falaise de cette plage du Galloway que battent sans cesse les flots impétueux de la mer d'Irlande ^
Dans cette église primitive de Bretagne, si cruellement éprouvée par les païens du Nord et de l'Est, par les Pietés et les Saxons, il y avait bien d'autres monastères que celui de Ninian àWhite-Horn. Toutes les églises chrétiennes de ce temps étaient pourvues d'institutions cénobitiques, et Gildas, le moins suspect des annalistes bretons, ne laisse aucun doute à cet égard pour la Bretagne\ Mais l'histoire n'en a gardé aucun souvenir détaillé. En dehors delaCambrie dont il va être parlé un peu plus loin, la seule grande institution monastique dont le nom ait triomphé de l'oubli se rattache à la légende plutôt qu'à l'histoire, mais elle a occupé une trop grande place dans les traditions religieuses du peuple anglais pour qu'il soit permis d'en omettre une mention rapide. Il fut un temps où les nations catholiques aimaient à se disputer la préséance et l'ancienneté dans la profession de la foi chrétienne, et allaient se chercher des ancêtres directs parmi les
\.Lwes ofthe Engliah sflm/.9.1845,n° XIÏI, p. 431. — OldSlalisHcal Account ofGlasserlon, c\ié par S<TvmT, Sculptured Slones of Scopland,
t. II. p. LXXXVITI.