‹ Les Moines d'occident depuis Benoit jusqu' à saint BernardChapitre 6 sur 134 · De Excidio Britannix, p · texte numérisé non relu

De Excidio Britannix, p

êtres privilégiés qui avaient connu, chéri, servi le Fils de Dieu pendant son passage sur la terre. Elles croyaient, par ces généalogies légendaires, se rapprocher en quelque sorte du Calvaire et assister aux mystères de la Passion. C'est ainsi que l'Espagne a victorieusement revendiqué pour apôtre le lîls de Zébédée, le frère de saint Jean, ce Jacques, que Jésus avait associé aux splendeurs du Thabor et aux angoisses du Jardin des Oliviers. C'est ainsi que le midi de la France se glorifiait de faire remonter ses origines chrétiennes à cette famille dont les douleurs et l'amour sont enchâssés dans l'Evangile, à Marthe, qui fut l'hôtesse de Jésus ; à Lazare, que Jésus ressuscita ; à Madeleine, qui fut le premier témoin de la résurrection de Jésus ; à leur voyage miraculeux de la Judée en Provence, au martyre de l'un, à la retraite de l'autre dans la grotte de la Sainte-Baume, à toutes ces admirables traditions que l'érudition la plus solide est venue de nos jours encore justifier et consacrer \ L'Angleterre d'autrefois, avec beaucoup moins de fondement, aimait à se dire qu'elle devait les premières semences de la foi à Joseph d'Ârimathie, à ce disciple riche et noble ^, qui avait déposé le corps du Seigneur dans le sépulcre, où Madeleine

1. Voirie grand et, savant ouvrage publié par M Faillon, directeur à Snint-Sulpice, sous le titre de : Monuments inédits sur l'apostolat de sainte Marie Madeleine en Provence, etc. Paris, 1848. Cf. Bouche, Défense de la foi de Provence pour ses saints J^azare, Maximin, Marthe et Madeleine.

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