Voir au tome IV, p
ble rempart, avait été ainsi la première conquise par l'unitéV Puis était venue la Galédonie, ou l'Ecosse moderne, représentée par les Pietés, la race la plus septentrionale et la plus indomptable de toutes celles qui habitaient les Iles Britanniques. Enfin lona ellemême avait fini par céder et par grossir, avec toute la nombreuse famille deColumb-Kill, les rangs pressés des enfants fidèles et dociles de l'Église romaine*.
Les Bretons de Gambrie résistaient seuls encore, eux, les plus rapprochés de tous, exposés chaque jour au contact, à l'exemple, aux efforts, aux séductions des orthodoxes, persistaient seuls dans les coutumes qu'ils avaient refusé de sacrifier à Augustin. Bede, l'illustre contemporain de ces dernières luttes, s'indigne de cette opiniâtreté insurmontable. Il lui oppose la docilité des Irlandais et des Scots, et cherche à expliquer les causes de ce contraste^ . « La nation scotique, » dit -il, « a franchement et généreusement